La maltraitance des enfants est souvent méconnue, difficilement visible. Comment se construire quand on a subi l'irréparable ? Comment vivre avec ce traumatisme et parvenir à une sécurité intérieure malgré tout ? Vos remarques au 0145247000, sur franceinter.fr ou sur twitter

Edito de Guillaume Erner

Ainsi les Chinois ne se suffisent pas, pour leur bonheur, d’un bol de riz et d’un sac Vuitton. C’est ce que démontrent les protestations en cours à Hong Kong. Et la Chine nous oblige une nouvelle fois à remettre en cause le regard que nous portons sur le capitalisme. D’abord parce que le capitalisme contrairement à ce que l’on entend parfois dire ne s’accompagne pas nécessairement de la démocratie . La Chine contemporaine est la preuve même qu’un régime très capitaliste peut aussi être parfaitement autoritaire. Mais les protestations en cours à Hong Kong montrent également que la croissance ne fait pas tout, que l’homme n’aspire pas seulement au pouvoir d’achat. Il y a quelque chose de profondément mystérieux chez l’homme révolté, quelque chose qui le pousse à dire non alors qu’il pourrait mener une vie paisible s’il se contentait de dire oui à tout, oui au parti unique, oui aux inégalités sociales, oui à la croissance à marche forcée. Ce quelque chose de mystérieux dont les hommes ont besoin pour vivre, c’estla reconnaissance. Nietzsche parlait de l’homme comme de la bête aux joues rouges, signifiant par la que l’homme avait un besoin particulier, et que ce besoin lui venait de sa vanité. L’ensemble des désirs humains peuvent être satisfaits, si l’individu n’est pas reconnu comme tel, il ne peut accéder au bonheur. La lutte des étudiants hongkongais aujourd’hui est une lutte pour être reconnus comme des individus, des citoyens maîtres de leur destin collectif. Ces révoltés préfèrent mettre entre parenthèse leur confort plutôt que d’être les sujets d’un parti unique qui fait leur bonheur à leur insu. Et finalement cette révolte bien éloignée de nos contrées questionne l’ensemble du monde capitaliste. Car elle montre une fois de plus que l’on a beau tout vendre, la liberté, elle ne s’achète pas.

les violences conjugales ont baissé en 2013
les violences conjugales ont baissé en 2013 © reuters
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les violences conjugales ont baissé en 2013 © reuters
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