Un enfant sur dix vit aujourd’hui dans une famille recomposée… Cela signifie que les marâtres et les parâtres pullulent… Comment habiter chez les enfants des autres ? Comment partager son compagnon ou sa compagne avec ses enfants…

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Divorce
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Edito de Guillaume Erner

Pour les gens de culture, le diable a un nom, et ce nom c’est Amazon . Voilà une multinationale qui est l’incarnation exacte de ce que l’on appelle en anglais un « category killer », une société en position de monopole sur les secteurs où elle se positionne. Un peu comme nous disons frigidaire en lieu et place de réfrigérateur, le cauchemar ce serait que nos enfants disent Amazon pour désigner une librairie. Car aujourd’hui Amazon aux États-Unis a conquis 67 % du marché du e- book et 41 % du marché du livre. Et maintenant que les libraires américains sont moribonds, il peut s’attaquer en toute quiétude aux éditeurs. En somme, il paraît impossible à freiner… oui mais voilà : Amazon n’a qu’un point faible et c’est le magazine Capital ce mois-ci qui l’évoque : l’entreprise n’a pratiquement jamais été rentable. Vous avez bien entendu depuis 1995, Amazon a quasiment toujours perdu de l’argent. Pour le moment, les actionnaires hypnotisés par la communication de l’entreprise ont été patients mais jusqu’à quand ? Les envois gratuits ou presque, les frais gigantesques de stockage, tout cela explique que Amazon ne soit pas rentable. Pour le troisième trimestre 2014, les pertes de l’entreprise sont estimées à 500 millions de dollars. Et s’il n’y avait pas la fraude fiscale, pardon l’optimisation fiscale, érigée en système, l’entreprise perdrait encore plus d’argent. Voilà pourquoi si vous voulez en finir avec Amazon, il faut acheter chez Amazon. Car plus vous commandez de produit, plus l’entreprise perd de l’argent. L’entreprise n’en finit donc pas de détruire de la valeur. En somme Amazon a inventé un modèle économique, que l’on pourrait résumer ainsi :on perd un peu sur chaque vente mais on se rattrape sur la quantité.

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