Investigation, perquisition, mise en examen, ces mots envahissent le débat public. Quand parle- t-on de corruption ? La France fait-elle figure de bon élève en la matière ? Avec vos remarques au 0145247000, sur franceinte.fr ou sur twitter

la france reste 22e au classement transparency sur la corruption
la france reste 22e au classement transparency sur la corruption © reuters

Edito de Guillaume Erner

J’ai refait les calculs et TF1 n’est pas la première chaîne regardée par les Français , c’est Arte qui arrive largement en tête. Cyril Hanouna est boudé par des téléspectateurs qui se passionnent pour l’histoire du capitalisme. Bon d’accord, ça n’est pas exactement ce qui est arrivé aux Etats-Unis, mais enfin ça y ressemble. Car figurez-vous que là-bas, Nielsen, l’organisme chargé de mesurer les audiences télé s’est planté. Pendant sept mois, il a donné de faux chiffres d’audiences, plaçant en tête des programmes qui en réalité n’intéressaient pas grand monde. Une erreur de taille, avec les conséquences que l’on imagine sur le marché de la publicité télé, un marché estimé aux USA à 70 milliards de dollars. Pourtant, cette erreur dans la mesure des audiences est la plus belle chose qui pouvait arriver à l’intelligence depuis l’invention de la télévision.Car il faut le dire : l’audimat, c’est Ebola. C’est par la magie de l’audimat que Patrick Sébastien règne encore, c’est grâce à l’audimat qu’il est devenu difficile d’allumer sa télévision pendant les heures ouvrables. Et cependant, la manière dont ces audiences sont calculées n’est jamais interrogée. Car les chiffres sont nos nouveaux dieux, il suffit qu’il y ait deux nombres et une virgule pour que l’on se prosterne devant cette nouvelle divinité. Eh bien les mésaventures de Nielsen, et des mesures de l’audimat aux Etats Unis, montrent qu’il n’en est rien. Comme on peut l’imaginer, cette histoire embête fort les chaines de télévision américaines : comment indemniser les marques qui ont dépensé des fortunes pour des écrans de pub disposés entre deux daubes que personne ne regardait ? Peut-être une occasion de réaliser qu’une autre télévision est possible. Car, comme le disait Jean Jacques Rousseau, songeant probablement à TF1 : « l’homme est né pour être libre et partout il est dans les chaînes ».

Le reportage d'Antoine Ly

La corruption touche de nombreux secteurs. L’un d’eux, c’est le BTP. Notre reporter Antoine LY a rencontré Jean-Pierre. Il a travaillé 35 ans dans ce secteur. Aujourd’hui à la retraite, il a accepté de revenir sur les pratiques « douteuses » qui ont émaillée sa carrière. L’une d’elles, c’est « l’entente » entre les entreprises lors d’un appel d’offre.

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