Sondages moroses, les Français ne se sentent pas entendus...reconnus ? Comment restaurer un pacte de confiance ? Ceux qui nous gouvernent connaissent- ils ceux qui les élisent ? Avec vos remarques au 0145247000, sur franceinter.fr ou twitter

Edito de Guillaume Erner

Vers l’âge de 25 ans, en 1900, Winston Churchill rencontra pour la première fois une créature étrange, un ouvrier. Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, Franklin Delano Roosevelt connaissait déjà beaucoup de palefreniers. Ces palefreniers s’occupaient des chevaux que Roosevelt montait quand il jouait au polo. Et l’on pourrait multiplier les exemples, je crois bien qu’au XX e siècle, l’un des seuls grand dirigeant démocratique issu d’un milieu modeste a été David Ben Gourion, l’un des seuls a avoir connu la faim. Un siècle plus tard, la situation a un tout petit peu évolué. Barack Obama, ou bien encore le brésilien Lula, viennent tous deux de milieux modestes. Mais la classe politique française demeure encore très largement une classe bourgeoise, à quelques exceptions exceptionnelles . Voilà qui passe de plus en plus mal, le refus de l’entre soi est en train de devenir aussi massif que le refus des inégalités. Comment les politiques peuvent-ils gouverner un peuple qu’ils ne connaissent pas ? La question est nouvelle, car jadis on pouvait fort bien être né coiffé et défendre ceux qui portaient casquettes, autrement dit les ouvriers. Léon Blum est la plus parfaite incarnation de cette règle. A force de vouloir jouer la proximité, les politiques récoltent ce qu’ils ont semé : ils doivent non seulement représenter le peuple mais aussi en être représentatifs. Laurent Fabius doit manger des carottes râpées et Jacques Chirac aime la tête de veau. Mais si notre pays semble si mal gouverné, c’est peut-être parce que nos politiques se cooptent, se produisent et se reproduisent en circuit fermé ? C’est peut-être cela la sixième république que certains Français appellent de leur vœu. Une république ou l’on dirait non plus, comme à Rome, senatus populusque romanus, le sénat et le peuple, mais le sénat c’est le peuple.

Le reportage de Raphaëlle Mantoux

Raphaëlle Mantoux pousse les portes de l'Assemblée Nationale pour tester nos députés. Ce jour-là, dossiers sous le bras,ils marchent d'un pas pressé vers leur siège pour évoquer en séance le financement de la sécurité sociale. Mais que savent nos députés du quotidien de leurs électeurs ?

Perquisition dans le cadre de l'enquête sur les sondages de l'Elysée
Perquisition dans le cadre de l'enquête sur les sondages de l'Elysée © Reuters
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