Menstruations
Menstruations © corbis / Angelo Christo

Dans une société où il n’y a plus de règles, il reste les règles des femmes… On les appelle les «ragnanas», Jean Seberg expliquait à Romain Gary que les Anglais avaient débarqué, des périphrases parce que les règles demeurent taboues… Allons «tampons, pièges à con», c’est ce matin dans « Service public » avec vos opinions à ce sujet au 0145247000, sur le site internet deFrance Inter , et sur Twitter, vous nous trouvez sous le nom de

L'émission abordera :

  • Le syndrome pré-menstruel physiologique et psychique. Comment ça fonctionne ?

  • La transmission : comment les filles sont-elles préparées à cela ?
  • Les premières règles, comment les filles réagissent-elles ?

  • A partir du cycle mensuel, une mythologie du cycle menstruel.
  • Le destin féminin est d’attendre (les règles, la fin des règles ou de tomber enceinte…)

    Avec : -Odile Buisson , gynécologue, obstétricienne de formation, et échographiste-Capucine Mercier,créatrice de Plim-Serge Hefez, psychanalyste

l'édito de Guillaume

Et vous, ça vous dirait un pyjama rayé de déporté ? Un pyjama rayé de déporté, pas pour vous, mais pour vos enfants ? Pour 13 euros, il est à vous, un ravissant petit haut à rayures bleues orné d’une grosse étoile jaune au niveau de la poitrine. Le modèle existe du trois mois au trois ans, pour satisfaire le plus grand nombre. Alors c’est vrai, il y a un petit détail, comme dirait Jean-Marie en pareil cas… Sur l’étoile, il y a marqué «sheriff», peut-être en hommage à Serge Gainsbourg, qui expliquait qu’on l’avait obligé, alors qu’il était enfant, à porter une étoile jaune, une étoile qui devenait, en Gainsbourg, une étoile de «sheriff». Ce n’est pas la première fois qu’une pareille affaire éclate, déjà Mango avait commercialisé de sympathiques bracelets d'esclaves, peut-être à destination des nostalgiques du commerce triangulaire. Ces affaires ne signifient pas que Zara ou Mango diffusent, fut-ce de manière subliminale, des messages racistes. Mais cela révèle la formidable inculture historique de notre époque. C’est cette ignorance du passé qui permet de créer un petit pyjama de déporté, un bracelet d’esclave, de le livrer, de le distribuer en magasin, sans que personne n’y trouve à redire. Le génocide c’était dans les années 40, la traite des noirs au XVIIIe siècle, autant dire à la préhistoire, quand le jeans taille basse était encore submergé par les océans qui recouvraient la Terre. Et c’est ainsi qu’une génération entière, aujourd’hui, peut déchiffrer les symboles les plus obscurs, le C de Chanel, la bande rouge de Prada ou le G de Gucci, sans se rendre compte qu’elle va mettre en vente un pyjama de déportés. Pour la mode, il n’y a plus de déportés, plus d’esclaves, les seules victimes qui comptent sont les victimes de la mode.

le reportage de Raphaëlle Mantoux

Elles ont abandonné le tampon, l’occasion pour notre reporter Raphaëlle Mantoux de tendre son micro au cœur d’une réunion de consommatrices de la Coupe menstruelle, appelée également «Cup» par ses utilisatrices.

Ce matin-là, elles sont quatre femmes réunies autour de quatre petits récipients en silicone ! Eh non, il ne s’agit pas d’une réunion Tupperware mais d’une réunion deCuppeuses . Chaque mois, Charlotte, Marion, Sophie et Élisabeth utilisent une coupe à la place du tampon pour recueillir le sang de leur flux. La Coupe menstruelle , « La cup » pour les initiés, peut être en place de dix à douze heures et cela, sans débordement…

La réunion commence et les femmes s’empressent d’installer leursCups sur la table basse…

l’illustration sonore :

La vidéo du sketch «Tampix», écrit et interprété par Deborah Cohen Tanugi (dite Deborah Levi) et Stéphanie Pasterkamp. Ce sketch est issu du projet «On vous rappellera».

Les liens

UP TO CUP : Site de vente en ligne de coupe menstruelle

Easycup : Site français des utilisatrices de la coupe menstruelle

Madmoizelle.com : Article et vidéo au sujet de la coupe menstruelle

Les références
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