Les cabines téléphoniques, vestiges des temps anciens, les cabines téléphoniques font partie de notre quotidien depuis plus d’un siècle.

Une cabine téléphonique inutilisée dans une petite rue à côté d'un mur de pierre et d'un arbre dans un petit village du sud de la France.
Une cabine téléphonique inutilisée dans une petite rue à côté d'un mur de pierre et d'un arbre dans un petit village du sud de la France. © Getty / Jonathan Macagba

On les voyait dans les postes, les cafés, les abribus. Au milieu des années 60, La France accuse un tel en retard en matière de téléphonie que l’état lance une grande politique de rattrapage. 

Dans les années 70, les cabines fleurissent dans nos rues. C’est l’âge d’or du publiphone. Chuchotement amoureux, adultères, fêtes des mères. Nous avons été des millions à leur prêter nos voix. Mais c’est fini. Finie la porte qui grince, fini l’odeur de tabac froid, fini le combiné moite, l’attente exaspérée à piétiner sur le trottoir, le regard noir, quel bavard !

Et le bruit de la monnaie sonnante et trébuchante qui tombe dans la glissière de l’appareil ? Quand les cabines à pièces apparaissent, le vandalisme se déchaîne aussitôt. Symbole de l’état, on les arrache, on les défonce à la barre à mine, on les perce au chalumeau. Alors pour décourager les vandales, France Télécom lance la carte à puce. 7 cm2 qui font le bonheur des collectionneurs.

En 1997 c’est l’apogée des cabines téléphoniques. Et puis c’est le début d’une lente agonie. La faute à qui ? La disparition des services publics et la révolution technologique ont tué la cabine téléphonique.

Et qu’est-ce qu’on fera quand notre téléphone portable tombera en panne ?

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