Emmanuelle, symbole de la révolution sexuelle.

Emmanuelle (SYLVIA KRISTEL) 1973
Emmanuelle (SYLVIA KRISTEL) 1973 © Maxppp / Marie Ange (CHRISTINE BOISSON)

Alanguie sur son fauteuil en osier, poitrine nue, le regard ingénu et dévastateur, vêtue de colliers de perles, d’une paire de bottines et de sa peau de lait. On se souvient tous de l’affiche d’Emmanuelle. Film culte du cinéma érotique, Emmanuelle alias Sylvia Kristell a régné pendant plusieurs années sur le box-office et sur le désir des hommes.

Symbole de la libération sexuelle. Le film a un parfum de scandale. Passé une première fois en commission de censure, il devait être interdit pour manque de respect envers le corps humain. En avril 1974 La mort de Pompidou change la donne. Valéry Giscard d’Estaing promet d’abolir la censure.

La sexualité des français doit beaucoup à Valéry Giscard d’Estaing. Emmanuelle sort dans son intégralité en Juin 1974 quelques semaines seulement après son élection. La digue vertueuse de la France lâche. Les français se précipitent dans les salles obscures.

L’accueil de la critique a été désastreux, pourtant en France, le succès se transforme en triomphe. Le film reste à l’affiche non-stop pendant 10 ans sur les champs Elysées. Attraction touristique, on vend aux japonais des circuits, Tour Effeil, Louvre, Emmanuelle.

En 1974, un quart des films distribués en France s’affichent comme érotiques ou pornographiques. Le 31 Décembre 1975, Valéry Giscard d’Estaing tape le clap de fin : « l’être humain n’est pas fait pour singer les cochons » dit-il, et c’est l’institution du classement X.

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