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Un vélosolex est présenté lors du salon du cycle, à l'occasion du salon de l'automobile à Paris, en octobre 1948.
Un vélosolex est présenté lors du salon du cycle, à l'occasion du salon de l'automobile à Paris, en octobre 1948. © AFP / AFP PHOTO PIGISTE

Le solex c’était d’abord ça, une pétarade, un hoquet. Un vélo noir, un moteur à deux temps devant le guidon, vitesse de pointe 35 km/h. Le solex c’était la 2CV des cyclomoteurs. Ou comme le disait le slogan des années 50 « la bicyclette qui roule toute seule »

Pour se rendre au bureau, à l’usine ou à la Sorbonne, rien de mieux qu’un solex pour respirer l’air du temps. Le moteur c’était la liberté. Robuste, simple et économique le vélo qui avance sans qu’on pédale a été le roi des cyclomoteurs. 

Brigitte Bardot fait sa première apparition au cinéma sur un solex, l’oncle de Jacques Tati roule dans les faubourgs de Paris juché sur son solex. Dans les années 50 « le vélo qui roule tout seul » a ensorcelé la France même les femmes et les curés en soutane pouvaient facilement enjamber son cadre échancré.

Ces inconvénients c’est justement ce qui a fait le charme du solex. Casse-gueule à cause du poids du moteur à l’avant, il fallait à tout prix éviter les pavés et faire attention aux gravillons. On était obligé de pédaler dans les montées, le démarrage se faisait à la poussette c’est-à-dire en courant. 

C’était en 1988.  Alain Duhamel interrogé par Bernard Rapp. 1988 c’est justement l’année où l’on arrête la production des vélo -solex, le 7 novembre on organisait à la Télé une émission ou les derniers vélomoteurs étaient vendus au profit des restos du cœur.

Notre époque n’est plus aux vélomoteurs mais aux vélos électrique. Les temps changent.

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