Vous me répondez quoi ? Georges Marchais bien sûr.

Photo du secrétaire général du parti communiste français Georges Marchais prise lors du vingtième congrès du PCF qui s'est tenu à Saint-Ouen du 13 au 17 décembre 1972
Photo du secrétaire général du parti communiste français Georges Marchais prise lors du vingtième congrès du PCF qui s'est tenu à Saint-Ouen du 13 au 17 décembre 1972 © AFP / AFP

Cela fait 20 ans que Georges Marchais a disparu. Secrétaire général du parti Communiste français, Georges Marchais était une bête médiatique. Abrupt, imprévisible, ses coups de gueule, ses boutades, sa façon de tacler les journalistes et particulièrement Jean-Pierre Elkabbach ont fait de lui un monstre sacré de la télé.

Prolétaire

Ouvrier métallo, d’origine paysanne, Georges Marchais était l’archétype du prolétaire. Il fascinait autant qu’il faisait peur. Le communisme, il y croyait dur comme fer.  

En 1972, Georges Marchais signe le programme commun et prend ses distances avec l’URSS. Il condamne le stalinisme, la dictature du prolétariat et il n’adresse pas ses vœux à Brejnev qui fête ses 70 ans en grande pompe à Moscou. Mais la droite ne s’y laisse pas prendre. 

Secrétaire général de tous les virages, après la rupture du programme commun en 1977, Georges Marchais soutient l’invasion de l’Afghanistan et maintient dans une formule aujourd’hui célèbre que le bilan du communisme est globalement positif. En 1980, il défend la tenue des JO à Moscou.

Mauvaise foi

Langue de bois, Georges Marchais pouvait déclarer des contrevérités sans ciller. Quand le mur de Berlin tombe en 1989, c’est la fin d’un monde. L’effondrement de l’URSS a fait de Georges Marchais l’homme d’une époque révolue. Mais les hommes politiques d’aujourd’hui font bien pâle figure à côté du regretté "Jojo".

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