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Le futur président du CNPF Ernest-Antoine Seillière montre un panneau concernant les 35 heures, le 8 décembre 1997 au Palais des Congrès à Paris.
Le futur président du CNPF Ernest-Antoine Seillière montre un panneau concernant les 35 heures, le 8 décembre 1997 au Palais des Congrès à Paris. © AFP / PASCAL GUYOT

C’était il y a 20 ans. L’histoire des RTT c’est celle des 35h, celle d’un combat politique et d’une guerre ouverte avec le patronat. Les 35h c’est la première grande loi sur la durée du temps travail depuis 1936. 

Au milieu des années 90 la France compte plus de 3 millions de chômeurs. Les socialistes voient les 35h comme un remède contre le chômage. C’est Martine Aubry, ministre du travail du gouvernement Jospin qui porte le projet de loi de réduction du temps de travail devant l’assemblée le 27 Janvier 1998.  

Du temps pour moi, un travail pour les autres. Travailler moins pour travailler tous. 

C’est la guerre, pendant deux semaines les députés siègent jour et nuit à l’assemblée. 1500 amendements sont déposés contre les 35h. Mais une première loi est finalement votée le 10 février 1998. Les français découvrent les RTT. 

Le 4 Octobre 1999 Ernest Antoine Sellières, patron des patrons, veut faire la peau aux 35h. Il rassemble ses troupes. 10 000 chefs d’entreprises survoltés dénoncent une loi ringarde, partisane, archaïque, antiéconomique et antisociale. 

28 Aout 2015, les 35 h ne sont toujours pas digérées. Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie fustige la réduction du temps de travail devant le MEDEF.

Est-ce la chronique d’une mort annoncée ? Les RTT bientôt du passé ? 

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