Symbole du génie français. Fierté nationale. Objet de désir.

DS Automobile. Modèle avec un Citroën ID 19 1957, c1957.
DS Automobile. Modèle avec un Citroën ID 19 1957, c1957. © Getty / Photo par le Musée national de l'automobile / Heritage Images

Au salon de l'auto de Paris, en 1955, c'est la bousculade, c'est l'euphorie. On n’avait jamais vu ça. Carrosserie effilée, design et volupté. La DS coupée comme à une fusée dans le sens de la longueur, dessinée en forme de goutte d'eau pour glisser sur les  nouvelles autoroutes françaises. 

Dans ces mythologies Roland Barthes écrit : « dans les halls d’expositions, la DS témoin est visitée avec une application amoureuse : les tôles, les joints sont touchés, les sièges essayés, les portes caressées, les coussins pelotés. » Roland Barthes voyait à travers la Déesse le mouvement même de la promotion de la petite bourgeoisie.

Voiture magique sa vraie force c'était sa pompe hydraulique et sa fameuse suspension hydropneumatique qui a valu à toute une génération d’enfants le souvenir de voyages nauséeux. Facile à manier. Direction assistée. Embrayage automatique. C’est ce qui sauvera le Général de Gaulle du mitraillage de l'OAS, le 22 août 1962 lors de l’attentat du petit Clamart.

Criblée de balles, pneu éclatés, roulant sur les jantes, la DS a continué sa route, elle n’a pas dévié sa trajectoire et a sauvé Maryvonne et Charles. Citroën fera de l’attentat un argument de vente. 10 ans après l’attentat c’est Barbara qui en fera la publicité.     

Voiture du président, des ministres, des stars et des voleurs. La DS c’est celle qui va vite celle que l’on pique. Y a pas de raison qu’il y en ait que pour la haute. Le confort ça se partage.

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