Evidemment, c’est les Verts !

12 mai 1976 ou la malédiction des poteaux carrés
12 mai 1976 ou la malédiction des poteaux carrés © Maxppp / PQR / LE PROGRES

Nous sommes nombreux à avoir collectionné les vignettes Panini de Rocheteau, Janvion, Plazza, Bathenay, Lopez et des frères Revelli. Ils vraiment étaient beaux les verts, moulés dans leur tee-shirt Manufrance. 

Les Verts c’était la fierté de Saint-Etienne. Et même si les usines de sidérurgie et les mines fermaient les unes après les autres, il restait au moins ça. Au milieu des années 70 les gueules noires sont devenues vertes. Dans le stade Geoffrey Richard, qu’on appelait le chaudron, il fallait aller au charbon. Et si les verts ne mouillaient pas le maillot sur le terrain, leurs supporters criaient « à la mine ». En avril 1976 les verts se qualifient pour la finale de la coupe d’Europe des clubs champions et la France toute entière découvre que son cœur est vert.

12 Mai 1976 Glasgow. C’est la finale. Saint-Etienne contre le Bayern de Munich. La France retient son souffle, Rocheteau a mal à la cuisse droite. Jouera ? Jouera pas ? 

On n’a pas douté. On en a même rêvé.  Aux 33 et 39èmes minutes du match le temps s’est arrêté… suspendu… on y a cru !

Deux fois le ballon des verts a tapé sur les poteaux carrés de la transversale et deux fois il est ressorti des buts. Questions : et si le poteau avait été rond est-ce que la balle serait rentrée ? Et si Dominique Rocheteau avait joué plus de sept minutes que ce serait-il passé ? En 1976 l’ange vert aux cheveux longs était encore un gamin, un doux rêveur, l'inverse de Platini en quelque sorte.

Le 13 Mai 1976, le lendemain de la défaite, les verts sont reçus par Valérie Giscard d’Estaing. France Inter les fait descendre les champs Elysées en Renault 5 décapotables. Et devinez quoi ? Jacques Vendroux était là. 

L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.