Vous me répondez la 4L ! La Renault 4, ou 4L, a marqué plusieurs décennies de la société française, depuis sa création au tout début des années 1960 jusqu'à l'arrêt de sa commercialisation dans les années 1990.

Photo d'une Renault 4L en 1962
Photo d'une Renault 4L en 1962 © Getty / Bettmann

La 4 L, avec un L comme luxe, ça fera sourire tous ceux qui se souviennent de son confort rustique. Première voiture à tout faire, Pierre Dreyfus, le président de la régie Renault, voulait une voiture blue-jean : bon marché, increvable et facile d’entretien.

Sans soucis, passe partout, la 4L supportait les chemins cahoteux de nos campagnes et nos routes de montagne. Elle est donc devenue la voiture des curés, des postiers, des gendarmes et de l’électricité de France. C’est sa traction avant qui faisait toute la différence. Mais c’est quoi la traction avant ? Imaginez que vous êtes en bas d’un escalier avec une brouette.

Au Salon de l’automobile de 1961, la R4 partage la vedette avec une Jaguar. Carrée, rustique, fonctionnelle, ce n’est pas une beauté. La 4L rebute, vilain petit canard de l’automobile, c’est le sobriquet qu’on lui trouve et qui lui restera. En 61 même les mannequins refusent de poser à côté d’elle.

La 4L c’est toute une époque, c’est l’indépendance de l’Algérie, c’est « Salut les copains », la 4L fleure bon les chevaliers du ciel, Tanguy et Laverdure, les soirées Guy Lux et le jeu télévisé « la preuve par 4 » ou deux équipes s’affrontent autour d’une 4L. Combien de personnes peuvent entrer dans une 4L en moins de 2 minutes ?

La 4L ce n’était pas une voiture mais un fourre-tout. On pouvait supprimer la banquette arrière et installer des sacs de couchage à la place. Véritable auberge de jeunesse à 4 roues, elle a abrité des amours et des utopies. Les autocollants ronds « nucléaire, non merci » ou « solidarité Larzac » ont fleuri sur sa carrosserie. La 4 L a été de tous les combats. On pouvait aller au bout de la terre avec seulement un tournevis et un bout de fil de fer.

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