Si je vous dis parle ce matin des préservatifs, à l'occasion de la journée mondiale du Sida le 1er Décembre.

Homme et femme tenant un préservatif
Homme et femme tenant un préservatif © Getty / PM Images

Retour sur l'histoire de cet indispensable "objet", aussi bien pour la contraception que pour la prévention du transfert des infections sexuellement transmissibles.

Le voluptueux, le bibi chatouilleur, la Sainte Nitouche. Chapeau de brousse en Afrique, petite chemise au Brésil, boites joyeuses au Japon. Le préservatif a des noms charmants, des noms d’oiseaux, des sobriquets, il y en a pour tous les goûts.

En vessie de chèvre, en intestin de mouton ou en écailles de tortues, les préservatifs existent depuis l’Antiquité. Louis XIV les préférait fourrés de soie et de velours. Les armoires de Victor Hugo en étaient bondées et parait-il d’une taille gigantesque. Mais chut …  

Jusqu’au milieu des années 80, la publicité pour les préservatifs est interdite en France, elle est considérée comme de la propagande antinataliste. Alors que l’épidémie de Sida fait rage, il faudra attendre 1986 pour que Michèle Barzach, la ministre de la Santé, abroge cette loi.

A la fin des années 80, le préservatif sort enfin de la clandestinité. Mais la France est en retard en matière de prévention. Les préservatifs ont mauvaise réputation.  

C’est sûr mais alors quoi ? L’abstinence plutôt que l’utilisation du préservatif comme le prône Jean Paul II. Au milieu des années 90, les cathos intégristes partent en croisade contre l’objet maléfique symbole de la dépravation de la société. Et Act Up s’invite à Notre Dame de Paris.

La capote, c’est la vie et pourtant les jeunes aujourd’hui en utilisent de moins en moins. Le Sida fait moins peur. La recherche progresse mais ce n’est pas pour cela qu’il faut jeter le préservatif avec l’eau du bain. Parole de médecin. « Sortez couvert » reste toujours d’actualité. 

Préservatifs
Préservatifs © Getty / pederk
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