Décédé le 7 mars 1999, on entend souvent que le réalisateur était l’un des cinéastes les plus doués de sa génération… Mais c’est plus encore, Kubrick fut sans doute l’un des génies artistiques du XXe siècle et le temps ne fera que confirmer cette impression.

Stanley Kubrick sur le tournage de Shining
Stanley Kubrick sur le tournage de Shining © Getty / Michael Ochs Archives

A l'occasion du quinzième anniversaire de la mort du réalisateur de génie Stanley Kubrick, Collin & Mauduit recevaient son producteur James B. Harris, la productrice et écrivaine Michèle Halberstadt et le scénariste Laurent Vachaud. 

==> Rediffusion de l'émission du 26 juillet 2014 

Michèle Halberstadt l'a interviewé à Londres : "Je ne peux pas me défaire de cette image que j'ai eue de lui. Stanley Kubrick, c'est physiquement le Père-Noël : quelqu'un qui a une barbe fournie, des cheveux bouclés. Sauf que le regard, c'est Kubrick : le regard noir perçant, impatient, et précis.

À la fin de l'entretien, la journaliste lui fait une demande

Michèle Halberstadt : "L'interview a duré un temps incroyable. Je suis restée quatre heures avec lui. Enhardie, je lui ai demandé des photos pour la couverture de Première en lui disant que ce que m'a donné la Warner ne me suffisait pas. Stanley Kubrick m'a répondu : "Je m'en occupe". 

J'ai pris l'avion vers 20 heures. Évidemment, je n'ai pas dormi, trop excitée par l'article que j'avais à écrire. Je suis arrivée vers 9h le lendemain matin dans les locaux du journal. Tout était fermé. Et en avançant vers mon bureau peu éclairé, je vois un objet non identifié posé sur mon bureau. J'ouvre la boîte. Il y avait 300 ectas de photos et un petit mot à la main signé Stanley. Je n'ai jamais su comment il avait fait. Et je n'ai pas envie de le savoir. C'est la magie Kubrick ! La légende était en marche..."

Stanley Kubrick lisait les journaux pendant trois heures tous les jours, puis il passait son temps au téléphone

"Chaque personne rencontrée dans le monde avec laquelle le réalisateur avait des atomes crochus, ou une relation agréable, devenait un "soldat". Il en avait plusieurs à travers le monde. 

Et quand Stanley téléphone et vous demande quelque chose, vous vous mettez en quatre. Moi, il a voulu que j'organise une exposition de peintures de sa femme à Paris. Il m'a fait chercher un spécialiste de photos pornos pour Eyes Wide Shut, que j'ai trouvé à Drouot. Avec ce système, il avait tout ce qu'il voulait quand il le voulait.

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