C’est l’heure de notre rendez-vous avec l’histoire. La France il y a 100 ans, avec l’historien Antoine Prost. Aujourd’hui, l’école et le certificat d’études…

Classe de jeunes filles, en cours de sciences naturelles, en 1913.
Classe de jeunes filles, en cours de sciences naturelles, en 1913. © Getty / ullstein bild Dtl.

La plupart d’entre nous n’auraient même pas le certificat d’études. Il faudrait en finir avec le mythe d’une école où régnait l’ordre et le silence, où les élèves apprenaient tous à lire à écrire et à compter et où il connaissaient les grandes dates de l’histoire de France, les départements avec leurs préfectures, les sous-préfectures, les fleuves et leurs affluents.

Les classes étaient très lourdes : plus de 30 élèves, parfois même plus de 50... Dans les petits villages il y avait des classes uniques, moins chargées mais où le maître devait enseigner aux grands qui préparaient le Certificat d'études et aux petits, qui apprenaient tout juste à lire.

En 1913, moins de 15% des conscrits ne savaient ni lire ni écrire.

Le maître quant à lui ne présentait pas tous ses élèves au Certificat d'études, il n'y emmenait que les plus forts, en moyenne 1/3 de la classe. Et si au bout de plusieurs années aucun de ses élèves n'obtenait le précieux diplôme, le maître finissait pas être mal noté par ses pairs...

L'équipe
(ré)écouter Si nous vivions en 1913 Voir plus
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.