En 1913 on reconnaît facilement dans la rue les bourgeoises, du reste du peuple. Elles ne sortent jamais sans un fichu, un chapeau et des gants... Ces femmes ne travaillent pas, mais contrairement aux idées reçues elles sont plus cultivées qu'on ne l'imagine...

La comtesse de Lytton, femme du politicien britannique Victor Bulwer-Lytton, dans sa maison de Hertfordshire (avril 2013)
La comtesse de Lytton, femme du politicien britannique Victor Bulwer-Lytton, dans sa maison de Hertfordshire (avril 2013) © Getty / Topical Press Agency

La vie quotidienne au début du XXe siècle, racontée par l’historien Antoine Prost. Aujourd’hui, les jeunes filles de bonne famille…

Une dame de la bonne société ne sortait pas sans son chapeau et ses gants. Une femme en cheveux dans la rue ou avec un fichu sur la tête, c’est une femme du peuple, une ouvrière. Les paysannes portent souvent un fichu ou une coiffe dans certaines régions notamment pour la messe. Les dames de la bonne société ne travaillent pas, ni chez elle, ni en dehors de chez elle. Ce sont des maîtresses de maison

Pour autant elles avaient passé des années en établissement privé, en pensionnat, chez des sœurs... où elles avaient appris à dessiner, à lire les grands classiques, à peindre, à jouer du piano, à chanter... parfois-même à jouer au tennis !

Une fois mariées elles jouaient beaucoup de la sociabilité et chacune avait un après-midi chez elle où elle "recevait", ce jour était même indiqué sur ses cartes de visite... !

Antoine Prost préside la mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, dont France Inter est partenaire.

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