Ils sont 43 parents à avoir déposé une requête collective à l’encontre de la Préfecture de région Auvergne-Rhône-Alpes devant le Tribunal administratif de Lyon.

Sol de Rémuzat (Drôme) en 2017
Sol de Rémuzat (Drôme) en 2017 © AFP / BSIP

On pense spontanément à d’autres affaires qui ont été menées devant la justice pour faire bouger la collectivité publique. La plus connue d’entre elles est sans doute l’Affaire du siècle portée par plusieurs ONG qui ont attaqué l’Etat en 2018 pour inaction climatique ou encore celle de la ville de Grande-Synthe initiée en 2019.

La justice n’a d’ailleurs pas hésité à enjoindre l’Etat à prendre des mesures supplémentaires pour respecter ses engagements climatiques sous peine de condamnation, ce qui serait historique, les décisions sont attendues au printemps 2022.

Des griefs précis

Depuis plusieurs années, des parents drômois constatent que le Préfet de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, ainsi que les services déconcentrées sous son contrôle, ne mettent pas en œuvre leurs compétences définies par les textes concernant la protection de l’environnement. 

Dans le détail ces parents invoquent plusieurs griefs. Mauvaise gestion de l’eau, chute de la biodiversité, violation des règles en vigueur sur la qualité de l’air, et même violation du droit de vivre dans un environnement sain.

La Drôme est frappée par la sécheresse depuis plusieurs années mais c’est la faute de la Préfecture ? 

Pour les parents requérants la Préfecture n’est pas responsable de la sécheresse mais de son manque d’action pour y faire face. Ils considèrent par exemple qu’ « il n’existe pas de politique régionale incitative ou contraignante pour encourager les agriculteurs à remplacer le maïs et le tournesol par des cultures moins gourmandes en eau et participant à la conservation des sols comme les légumineuses. », le manque de contrôles et de moyens est aussi mis en avant.

Sur l’application des lois par exemple, le compte n’y est pas pour Hélène Flechet, mère de trois enfants, agricultrice dans la Drôme, elle fait partie des 43 parents plaignants.

Côté Préfecture : silence radio

Silence radio manifestement du côté des plaignants. J’ai contacté le service presse de la Préfecture Auvergne-Rhône-Alpes pour avoir leur position, mon contact était au courant de l’affaire mais pas plus, puis un mail, deux mails et une réponse : « on ne donne pas de réponse car une procédure est en cours »….classique…

Mais d’après Hélène Flechet, les choses ont commencé à bouger..

Une petite indiscrétion pour finir, il semblerait que des actions collectives de parents soient aussi en préparation dans les prochains mois dans le Lot mais également dans le Pays Basque.

► Retrouvez la version longue de l’interview d'Hélène Fléchet.

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard.

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