C'est dire que l'urgence environnementale n'est plus un sujet de militants. Cet été, des artistes, personnalités de médias et sportifs se sont mis en scène en train de faire un geste pour la planète. Opportunisme de façade ou exemple à suivre ?

Bixente Lizarazu participe à une opération de nettoyage de plage en tant que parrain de la fondation environnementale Surfrider, le 22 mars sur une plage de Biarritz
Bixente Lizarazu participe à une opération de nettoyage de plage en tant que parrain de la fondation environnementale Surfrider, le 22 mars sur une plage de Biarritz © AFP / Nicolas Mollo

Alors il y a les engagés… et de nouvelles têtes qui veulent sans doute donner une bonne image d’eux à une époque où les enjeux environnementaux sont de plus en plus l’affaire de tous.

Quoi qu’il en soit, sensibiliser ses fans à la pollution des océans c’est un vrai sujet qui concerne un fléau bien visible, à tel point qu’on devra bientôt slalomer entre les espaces occupés par des vacanciers et les déchets pour trouver une place au bord de l’eau.

Les mers et océans sont particulièrement touchés par le plastique…

Encore lui, mégots de cigarette, bouteilles, emballages, sacs, cotons tiges…le plastique est partout et au total jusqu’à 13 millions de tonnes de ce matériau rejoindraient les océans chaque année ! C’est si important qu’il devrait y avoir plus de plastique que de poissons dans l’eau à l’horizon 2050, c’est à dire demain..

On peut tous agir... mais on ne sait pas toujours comment

La première chose à faire c’est de regarder le plastique les yeux dans les yeux. C’est un peu déstabilisant au début car il est partout (jouets, mégots, bouteilles, emballages, mobilier…), mais cela permet de réaliser la situation.

Ensuite il faut le considérer non pas comme anodin mais au contraire comme dangereux et donc à éviter chaque fois que c’est possible (vrac, seconde main, matériaux naturels). Et puis, dans un second temps, en aval, il ne faut pas le jeter par hasard mais si possible le recycler et éviter à tout prix qu’il finissent dans la nature (rappel : un mégot jeté dans la rue a de grande chance de finir dans la mer).

Enfin, on peut participer à l’effort collectif en nettoyant des espaces souillés par des déchets comme les rivages des mers et océans.

C’est ce qu’ont fait des sportifs, artistes ou personnalités de médias cet été avec un certain sens de la mise en scène 

Oui parce que ça fait toujours du bien à sa réputation de se filmer en train de ramasser des déchets sur une plage ou un sentier…et après tout cela ne fait de mal à personne… au contraire !

On a pu voir Bixente Lizarazu participer à une opération de nettoyage avec de jeunes écoliers sur une plage de Saint Jean de Luz.

Guillaume Canet a réagi en publiant une courte vidéo d’une mer couverte d’ordures.

Ou encore Alessandra Sublet qui s’est filmée en train de faire du plogging : une activité de plus en plus à la mode qui consiste à aller courir en ramassant les déchets que l’on croise sur son chemin..

Pour certains, ce type de vidéo est opportuniste et pour d’autres la fin justifie les moyens

C’est sans doute un peu des deux et après tout… ces personnalités sont suivies par des milliers voire des millions de personnes qui ne sont pas toujours sensibles à ces urgences et qui pourraient bien décider, après visionnage, de se rapprocher de la fondation Surfrider qui organise régulièrement des opérations de ramassage sur les plages françaises. 

Une remarque ou une proposition de sujet ? Écrivez-nous : valere.correard (@) radiofrance.com

Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.