La qualité de ce que l’on mange, voilà un sujet qui fait souvent la une de l’actualité, et si la solution était déjà là ?

Les circuits courts
Les circuits courts © Getty / Daniel Grill

C’est cette semaine qu’ont débuté les premiers ateliers des Etats généraux de l’alimentation lancés par le gouvernement. Au programme, le développement des initiatives locales, la lutte contre le gaspillage alimentaire ou encore la promotion de l’alimentation durable. Les circuits-courts seront également abordés, et on peut se poser la question : ces circuits-courts sont-ils une solution pour mieux manger ?

La question mérite d’être posée pour plusieurs (bonnes) raisons

  • On mange en principe entre 3 et 4 fois par jour, donc entre 1095 et 1465 fois par an. Ce qui fait quelques 86 milliards de repas rien que pour la France chaque année.
  • On sait aussi que les liens entre santé et alimentation ne sont plus à prouver .
  • Et on en parle de plus en plus, manger a des conséquences sur l’environnement : cela représente 27% de nos émissions de gaz à effet de serre (plus que pour les transports) sans parler du gaspillage alimentaire qui représente 10 millions de tonnes par an en France 18 milliards de repas qui finissent chaque année…à la poubelle !

Un modèle né d'un scandale

Au Japon, dans les années soixante, où une usine pétrochimique avait rejeté de grandes quantités de mercure en mer (plusieurs centaines de tonnes), avec pour conséquence une pollution des eaux et des poissons. Résultat : de nombreux enfants sont nés malades ou mal formés. En réaction à ce scandale, des circuits courts ont commencé à être mis en place à Tokyo avec un principe de base entre le producteur et le consommateur : la transparence.

Les français adeptent de ce mode de distribution

Avec ce même principe : réduire les distances entre le producteur et le consommateur mais aussi les intermédiaires et donc favoriser la transparence au niveau de la qualité en intégrant un juste prix. Et cela peut prendre plusieurs formes comme nous l’a expliqué Patrick Philipon, journaliste scientifique, auteur de l’ouvrage « Et si on mangeait local ? »

Pour autant attention, circuit-court n’est pas nécessairement synonyme de qualité. Ce n’est pas parce qu’on réduit les distances et les intermédiaires que c’est mieux, même si a priori c’est plutôt un axe d’amélioration. Et on a peut-être plus de scrupules à gaspiller l’aliment quand on a vu celui qui le produit, qu’on a une idée de sa région d’origine que lorsqu’il est froidement emballé dans sa barquette sur un rayon d’hyper. En tout cas, si le sujet vous intéresse je vous recommande donc cet ouvrage « Et si on mangeait local ? », c’est paru aux éditions Quae.

Une idée de dossier ? Vous connaissez une initiative qui pourrait changer le monde et notre quotidien ? w4ljcml2ZXotbm91cyBJQ0k=

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