Une des solutions évoquées de plus en plus souvent pour sortir le monde agricole de la crise : les circuits-courts.

Circuits-courts qui ont d’ailleurs une définition officielle : « un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire. »

On en parle de plus en plus, c’est un retour aux sources qui répond à une certaine logique quand on prend un peu de recul sur nos habitudes de consommation et où c’est en train de nous mener : acheter des tomates en plein hiver, des pommes qui ont fait 2000 km pour arriver dans un rayon pendant que des producteurs en jettent par tonnes invendues à quelques encablures de là. 

Les circuits-courts ont des arguments

C’est vrai et les français ne s’y trompent pas, d’après une étude Opinion Way 63% des consommateurs auraient tendance à privilégier régulièrement des produits locaux et 93% le ferait ponctuellement.

Et les avantages sont bien là :

Moins de gaspillage mais aussi moins d’emballages

Généralement un meilleur bilan carbone 

Un producteur avec une juste rémunération et une juste reconnaissance

Un consommateur qui a droit lui aussi à un prix juste et une relation basée sur la transparence

Un territoire dont l’économie est soutenue

L'enjeu : s'y retrouver dans l'offre

C’est sur qu’il faut trouver chaussure à son pied au niveau ultra local même si, quand on s’y intéresse un peu, on trouve de plus en plus d’informations sur le sujet et que certaines solutions commencent à émerger sur tout le territoire.

On trouve des marchés de producteurs, des AMAP, La ruche qui dit oui, des magasins de producteurs et de plus en plus d’offres en ligne sur Internet.

Et si deux tiers de nos courses passent encore par la case supermarché, les limites de la grande distribution et de l’industrie agro-alimentaire poussent à un changement de comportement. Certains ont même décidé de ne plus mettre les pieds au supermarché, c’est le cas de Mathilde Golla, journaliste au Figaro, qui a tenté l’expérience pendant 100 jours. Un défi qui a changé sa vie.

Mais attention, on ne change pas du jour au lendemain, il faut accepter de bouleverser nos habitudes, ce qui peut prendre de temps…

Pour en savoir plus sur cette expérience menée par Mathilde Golla : « 100 jours sans supermarché » est édité par Flammarion.

Chronique réalisée en partenariat avec ID, L'info durable #TousActeurs

Pour lire le dossier 13 initiatives pour manger local partout en France c'est ici !

L'équipe
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.