Pour le jardinage on peut parler d’une passion française avec neuf Français sur dix qui jardineraient alors que nous serions sept sur dix à avoir un jardin. On se débrouille donc aussi avec un petit bout de balcon, une installation d’intérieur, sur un toit ou un jardin partagé.

Il existe une définition des jardins partagés. Ils sont « créés ou animés collectivement, [avec] pour objet de développer des liens sociaux de proximité par le biais d’activités sociales, culturelles ou éducatives et étant accessibles au public. »

Jardiner donc mais pas que. Et le concept n’est pas nouveau, déjà à la fin du 19ème siècle apparaissaient les jardins ouvriers qui sont devenus les jardins familiaux vers 1950, pour devenir dans les années 2000 des jardins partagés.

Une multitude d'initiatives partout sur le territoire

Il est difficile de dénombrer le nombre de jardins partagés en France, mais sans doute peut-on les compter par milliers. Les initiatives étant ultra-locales, il n’est pas simple de les recenser. Mais, chaque fois, c’est la même idée : un lopin de terre à partager pour cultiver des fruits, légumes ou fleurs, mais aussi des rencontres et du partage.

Il y a par exemple les jardins partagés de la plaine de l'Abbaye de Villeneuve les Avignon (Gard). Là, vingt familles occupent une parcelle, pour cultiver bien sur, mais aussi dans une démarche de rencontre et de promotion de la biodiversité : cabane à insectes, déjeuners collectifs et partenariats avec la LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) sont au programme.

Le "cojardinage" est aussi en ligne sur le web

Avec d’abord les services sans transaction financière affichée comme par exemple,

-         jepartagemonjardin.fr qui propose de mettre en relation des personnes qui ont un jardin mais qui ne l’exploitent pas avec des jardiniers en herbe prêts, en échange, à leur céder une partie de leur récolte ou à leur apprendre les rudiments du jardinage ;

-         Sur le même registre vous avez plantezcheznous.com, mais qui propose aussi de troquer des graines, des boutures ou du semis

Et il y a également les services avec un paiement annoncé, et, à la clé, un petit complément de revenu pour les propriétaires. C’est par exemple ce que propose Shareterre.fr, et son co-fondateur Aurélien Lethuilier a un argument pour justifier ce modèle payant : la clarté de la relation dès le départ afin de se concentrer, ensuite, sur l'essentiel.

Une philosophie sous-jacente au cojardinage

Partager des moments, une passion, le respect de la nature. Pour certains acteurs il y a même l’idée de tendre vers l’autonomie alimentaire. 

Et un petit rappel pour les habitants des grandes villes : si vous ne trouvez pas une place dans un jardin partagé, il existe des solutions en intérieur ou sur de tout petits espaces pour faire pousser quelques fruits et légumes.

Chronique réalisée en partenariat avec ID, L'info durable #TousActeurs

Pour retrouver 5 bons plans pour jardiner sans avoir de jardin, c'est par .

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