Pendant le brassage de la bière, un résidu, appelé drêche, est généré. Selon les brasseurs, il n'est pas toujours évident de réutiliser cette source de fibres et protéines. Une association propose une alternative.

Des gâteaux apéritifs fabriqués à partir du résidu du brassage de la bière
Des gâteaux apéritifs fabriqués à partir du résidu du brassage de la bière © Getty

Lors du brassage des céréales pour fabriquer de la bière ou un autre alcool, il reste notamment cette matière solide après fermentation : la drêche.

Pour certains brasseurs de grande taille ou qui sont implantés en zone rurale, ce n’est pas vraiment un problème car ils peuvent la vendre. La drêche étant utilisée pour fabriquer de la nourriture pour les animaux. Eh oui, la drêche est riche en fibres, protéines et minéraux. Mais vous l’avez compris, la solution de recyclage n’est pas accessible pour tous les brasseurs.

De plus en plus de brasseries artisanales se créent un peu partout en France 

C’est vrai, les chiffres de 2018 évoquent 1600 micro-brasseries sur le territoire, ce qui fait pas mal de drêche et, au passage, un enjeu pour ces artisans qui doivent payer autour de 150 à 300 euros la tonne dans une ville comme Paris pour la recycler.

Car, je ne vous apprends rien, les grandes villes ont une population de vaches et cochons vivants assez modeste..

Une association propose une solution alternative pour recycler la drêche : en faire de la nourriture non pas pour les animaux mais pour nous humains

L’association la Drècherie est installée dans le 19ème arrondissement de Paris. Elle fédère un collectif d’artisans et recycle la drêche en pain ou en biscuits pour l’apéritif. Et voilà donc un résidu qui change de statut et devient pain ou biscuits pour l’apéritif appelés « brewsticks » (bâtons à mâcher)… plutôt bons !

De bonnes qualités nutritionnelles

Quelque chose de bien moins pire que ce qu’on a la mauvaise habitude de manger quand on fait ses courses au supermarché et qu’on y achète des grandes marques… Comptez autour de 3 euros pour un paquet que vous pourrez acheter dans quelques caves parisiennes ou en ligne sur mycommunitybeer.com

Aller plus loin

Retrouvez la version longue de l'interview d'Elsa Raverdy, co-fondatrice de la Drècherie sur le site de notre partenaire média ID (L'info durable).

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