Pendant le premier confinement, deux jeunes bretons se sont lancés dans une aventure : créer des objets d'art de la table à partir de coquillages. Une tendance qui devra s'affirmer pour faire face aux enjeux du recyclage des coquilles vides.

Les coquilles vides ont une autre utilité que celle de cendrier
Les coquilles vides ont une autre utilité que celle de cendrier © Getty / Cyndi Monaghan

Quel est le point commun entre un plateau d’huitres et un artichaut ? Il y en a plus à la fin du repas qu’au début. 

Puis deux options : la poubelle et à l’arrivée enfouissement ou incinération la plupart du temps, le recyclage et la réutilisation de ces déchets qui n’en sont pas.

Recycler les coquilles vides : plus facile à la campagne qu'en ville ?

C’est vrai pour une partie. Par exemple si on veut donner aux poules les coquilles vides après les avoir broyées ou en faire une arme contre les escargots et limaces et défendre les salades du potager, c’est plutôt réservé aux gens qui ont un jardin. Il faut savoir que les coquillages se compostent aussi, et on voit de plus en plus de solutions de compostage en bas des immeubles. Mais il faut être honnêtes, toutes ces pistes restent quand même encore trop anecdotiques par rapport aux enjeux.

Les français, gros consommateurs de coquillages

Manifestement les plus gros d’Europe avec près 150 000 tonnes de coquilles jetées chaque année et un circuit de recyclage toujours en devenir même si on commence à voir fleurir des points de collectes dans certains départements très exposés, cela reste suspendu à des choix politiques locaux.

En parallèle, des entreprises se sont lancées depuis quelques années pour donner une seconde vie aux coquillages et en faire des couteaux à huitre (Le Gryphé créé par un coutelier d’Art à St-Savinien), des balais brosse pour toilettes (la marque Biom Paris insère 30% de coquillages dans ses produits), des combinaisons de surf (Soöruz a créé une combinaison à base de coquilles d’huitres). Une jeune société spécialisée dans les arts de la table a été pensée pendant le premier confinement par deux étudiants bretons, elle fabrique des dessous de verre, planches et petits pots à base de coquillages et d’un plâtre biosourcé.

Une esthétique réussie

C’est plutôt canon : une texture douce et mate, des objets solides avec ce mélange de couleurs naturelles qu’on retrouve sur le sable liées par un blanc qui fait ressortir les teintes. Même le nom est réussi : Malàkio (coquillage en grec)…et des coquillages on en produit un peu en Bretagne, donc pas besoin d’aller bien loin pour trouver de la matière première.

► Pour retrouver la version longue de l’interview de Hugo Kermarrec, Co-fondateur de Malàkio, c'est sur  ID (l'Info Durable)

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard.

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