Un nouveau modèle d'entreprise émerge, elles n'ont plus vraiment de patron, ni de cadre rigide. L'humain est au coeur de la démarche, on les appelle les entreprises "libérées".

Mais libérées de quoi ? De ce que les promoteurs de ce modèle considèrent comme des contraintes qui vont à l’encontre du bon sens et même de la nature humaine :

-      le temps de travail

-      le lieu de travail

-      le stress au travail

En ligne de mire : le bonheur et le bien-être au travail pour redonner du sens, de la liberté, de l’envie et, à la clé, de la performance. Le mal-être au travail couterait cher à une entreprise du secteur privé en France (12 600 euros/an).

Un concept récent

Et le concept d’entreprise libérée a été mis en lumière par des auteurs américains en 2009 (MM. Getz et Carney) dans un ouvrage : Liberté & Cie. Depuis, les références sont nombreuses, il y a même un annuaire des organisations libérées !

Sortir les collaborateurs de leur boîte

D'ailleurs, on réalise en y pensant à quel point le terme de boîte pour parler de son entreprise est à double tranchant et n’est peut être pas utilisé par hasard dans un contexte ou le contrôle, la défiance et la relation de pouvoir son légion dans le milieu professionnel…

Passer d’un système pyramidal, hiérarchisé, à un système plus libéré, donc plus collaboratif, un défi

Chaque entreprise a ses propres défis et souhaite changer pour des raisons différentes. Par exemple, le Groupe INOV-ON, à Nantes, a du revoir son modèle et sa stratégie en 2008, lors de la crise financière, 4 ans plus tard l’organisation passait en mode « libérée ». Et pour sauter le pas, il y a une condition sine qua non  pour Alexandre Gérard, ancien patron, reconverti comme ses associés en co-animateur de la société : changer de regard sur ses salariés.

Un modèle tenable à l’épreuve des faits et des chiffres ?

D’abord il faut apporter une précision : on ne se décrète pas entreprise libérée, on prend un chemin… A chacun de voir la meilleure manière pour arriver à destination même si en général il y a un levier central qui concerne tout le monde : la prise de décision.

Par exemple, au sein du groupe INOV-ON les décisions sont prises en petit groupe, sur tous les sujets courants, et ça a l’air de marcher..

Et parfois les décisions prises peuvent paraître surprenantes. Par exemple, 5 mois après la « libération » de l’entreprise, l’ancien patron a décidé de mettre en application le concept, de lâcher prise, et de partir faire un tour du monde…A son retour il a appris que les règles de rémunération variables avaient été changées…le nerf de la guerre…La conséquence fut claire : les marges ont été multipliées par 4 !

Enfin, sur la question des résultats, l’entreprise INOV-ON affiche une croissance à deux chiffres..c’est donc plutôt probant !

Chronique réalisée en partenariat avec ID, L'info durable #TousActeurs

Pour lire l'interview complète d'Alexandre Gérard, "co-animateur" d'INOV-ON, c'est par .

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