Ce petit réseau de six magasins s’appelle « Nous anti gaspi » et pourrait bien avoir un bel avenir devant lui. Explications.

Ouverture de la première épicerie nousantigaspi, à Paris, en novembre 2018
Ouverture de la première épicerie nousantigaspi, à Paris, en novembre 2018 © Maxppp / Aurélien Morissard / IP3 PRESS/MAXPPP

Le principe est simple mais il fallait y penser et se donner les moyens de le mettre en œuvre : dans les rayons, vous trouvez des invendus, des fins de série, des fruits et légumes moches, des produits proches de la date de péremption… Tout est bon, tout est moins cher, mais tout allait finir dans une poubelle !

De plus en plus de grandes surfaces créent des espaces pour les produits qui seront bientôt périmés : c’est aussi dans leur intérêt de ne pas gaspiller.

Mais il y a aussi l’esthétique, les standards de la grande distribution : une carotte tordue ou à deux jambes, une étiquette à l’envers, un jambon mal découpé et la sanction tombe : poubelle !

Dans ce réseau d’épiceries on joue une autre musique en sortant un peu des standards, même si rien ne change sur le plan nutritionnel ou gustatif, par contre côté engagement pour lutter contre le gaspillage alimentaire ça change tout. Côté prix aussi, la note est allégée en moyenne de 30%.

Un modèle minimaliste

Pour être tout à fait complet il ne faut pas non plus imaginer des rayons aussi démesurés que dans un supermarché classique : l’offre permet de faire ses courses mais il n’y a pas 6 choix de flans ou 12 choix de chocolat même si une équipe de 10 personnes travaille sur l’approvisionnement des magasins en permanence, c’est un gros enjeu.

Sinon, « Nous anti gaspi » en chiffres ce sont 6 épiceries dont une à Paris avec un rythme de 1 à 2 ouvertures par trimestre. Chaque jour, 300 à 400 clients passent dans chaque magasin qui vend quelques 35 tonnes de nourriture par mois quand même.

Le gaspillage alimentaire reste un enjeu majeur en France

C’est vrai en France, et même dans le monde puisqu’on estime que 30% de la nourriture produite est gaspillée… C’est considérable et inacceptable.

D’ailleurs on gaspille à tous les étages : production, transformation, distribution, consommation, restauration… avec des conséquences à plusieurs niveaux : éthique (1 personne sur 5 est en précarité alimentaire), environnemental (utilisation des ressources, climat), financier ( 29 kilos par an et par personne en France, dont 7 kilos emballés).

► Pour retrouver la version longue de l’interview de Bruno Danic, directeur de l'EFS de Bretagne, c'est sur linfodurable.fr 

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard ici.

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