Et si l'apprentissage que nous avons fait des gestes barrière pouvait nous servir dans les prochaines années dans la lutte collective contre le changement climatique ?

Des gestes barrière pour la planète
Des gestes barrière pour la planète © Getty / illustration

Ça y est, on s’y est tous mis ! Ou presque… D’après une étude de Santé publique France, nous sommes 80% à avoir changé nos habitudes pour lutter contre la pandémie de Covid-19. 85,2% à porter un masque en public, 83% à saluer sans se serrer la main ou se faire une bise ou encore 79% à éviter les rassemblements festifs.

Quand on prend un peu de recul, qui aurait imaginé une seconde qu’on change aussi vite et si massivement il y a moins d’un an ? Et je ne parle pas de ce que nous avons accepté avec les attestations et des restrictions de liberté, en janvier 2020, cela relevait au pire de la science-fiction.

Et pourtant, nous avons réagi et nous nous sommes appropriés de nouvelles habitudes pour affronter un risque.

Coronavirus: l'enjeu d'un risque immédiat

Oui parce que ce risque là est, selon de nombreux experts, bien plus grand que ce coronavirus. Si nous continuons sur cette trajectoire, les prochaines années ou décennies verront arriver des bouleversements majeurs de notre écosystème avec des conséquences concrètes et dramatiques pour le vivant et notre espèce. C’est d’ailleurs pour cela sans doute que le climat est un sujet qui s’est cristallisé dans l’opinion : l’enjeu est énorme et les effets commencent à être palpables.

Et voici mon idée. On nous parle - et moi le premier - beaucoup des « petits gestes » aux grands effets à mettre en œuvre au quotidien pour « faire sa part » dans la lutte contre le réchauffement climatique, la pollution ou encore les atteintes à la biodiversité. C’est la thèse du Colibri défendue par Pierre Rahbi : « chacun peut faire sa part ». 

Des gestes barrière pour le climat ?

Exactement, on a vu l’effet des gestes barrière contre la Covid et surtout notre capacité à nous bouger dans l’urgence, eh bien pourquoi pas imaginer des gestes barrière pour le climat : pas de moteur thermique pour se déplacer sauf quand on y est contraint, du végétal dans l’assiette en priorité, acheter ce dont nous avons vraiment envie ou besoin..

Mais on peut aussi s’interroger..  Est-ce encore à nous citoyens de tout porter ? Pour le réalisateur et militant Cyril Dion, on doit se mobiliser, mais pas seuls.

Cela va dans les deux sens mais peut-être qu’on a prouvé un truc en 9 mois, nous les gaulois, les indisciplinés et les râleurs, on l’a fait, on a eu le sens du civisme, et l’engagement pour faire notre part, donc on est capables d’adopter collectivement ces petits gestes aux grands effets.

► Pour retrouver la version longue de l’interview de Cyril Dion, réalisateur et militant écologiste, c'est sur  ID (l'Info Durable)

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard !