On les appelle aussi "sciences collaboratives" ou "citoyennes", un concept né aux Etats-Unis dans les années 70, le principe : des amateurs contribuent à un projet scientifique ou un programme de recherche bénévolement.

Les sciences participatives sont un bon moyen d'intégrer les citoyens à la science du quotidien
Les sciences participatives sont un bon moyen d'intégrer les citoyens à la science du quotidien © Getty / Zero Creatives

C’est une démarche assez répandue dans les sciences naturelles, en particulier en botanique ou zoologie.

Tout le monde peut s'y mettre, notamment en se rapprochant d’associations ou de laboratoires de recherche  qui ont besoin de soutien avec pas mal d’atouts dans ce modèle : 

  • Une base de recherche solide puisqu’elle est collective
  • Une capacité de production décuplée
  • Un coût imbattable
  • Un bon moyen de sensibiliser et éduquer les citoyens aux enjeux de la biodiversité

De nombreux programmes sur de nombreux sujets, il y en a pour tous les goûts ! 

Saviez-vous par exemple qu’il existe un Observatoire Participatif des Vers de Terre… ? Mais si vous préférez les poissons, les plantes, les arachnides, les papillons, les algues ou peut-être que votre truc à vous ce sont les champignons, vous trouverez chaussure à votre pied ! 

Et pas besoin d’être expert, il faut juste être un peu passionné ou vraiment curieux, avoir un peu de temps et faire ça avec sérieux. La plupart du temps, il s’agit de recueillir des informations à son échelle. Tout l’intérêt de la mécanique, c’est que les scientifiques sécurisent les données collectées, chacun est donc à sa place.

La LPO (Ligue de Protection des Oiseaux) avait lancé l’année dernière une opération de ce type lors du 1er confinement ?

"Confinés mais aux aguets", mars 2020, la LPO a la bonne idée (sans se douter qu’elle sera suivie d’ailleurs au départ) de nous proposer de les aider en comptant les oiseaux autour de chez nous… Pour le Président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, on est dans une démarche qui est tout sauf un gadget.

Plus d’1 400 000 données ont été transmises à l’association, c’est colossal. 

Si vous êtes motivés après cette chronique pour devenir naturaliste en herbe, je vous recommande ce site : open-sciences-participatives.org qui répertorie de nombreux projets partout en France. 

Si vous hésitez encore découvrez l’excellent podcast de France Inter Bestioles avec un Denis Cheissoux en lombric inspirant…

► Retrouvez la version longue de l’interview d'Allain Bougrain-Dubourg, Président de la LPO  ici.

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard.

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