Il fut une époque où de nombreux commerçants pratiquaient la consigne pour leurs bouteilles de lait ou de vin par exemple…Avec ce principe simple : vous récupérez un bon d’achat, une somme, ou un avantage lorsque vous ramenez le contenant vide. Une solution au tout-jetable qui revient sur la table.

Des initiatives voient le jour pour promouvoir la consigne du verre
Des initiatives voient le jour pour promouvoir la consigne du verre © Getty

Avec la consigne,  on ne recycle plus le verre, on le réutilise et cela fait toute la différence. C’est l’occasion pour moi de rappeler qu’avant de recycler il faut réutiliser, le recyclage n’est pas LA solution, avant cela il y a deux autres actions : réduction et réutilisation… Donc vive la consigne dans un pays où plus de 45% des déchets ménagers sont du verre dont la collecte s’élève à plus de 2 millions de tonnes par an (on en recycle 85%)..

Pour autant, la consigne est sortie des écrans radars

Une société où on jette tout est une société où il y a moins de place pour les solutions circulaires dont le retour fait souvent face à des freins structurels…

Pourtant, il y a de bonnes raisons de regarder cette solution de plus près : d’après l’ADEME (l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) la consigne a un impact écologique sensiblement moins important que le verre à usage unique à condition que les bouteilles aient une durée de vie assez longue et que les conditions de transports et de lavages soient optimales.

En tout cas, le consommateur y semble favorable que ce soit pour des convictions écologiques ou économiques, ou les deux ! Rappelons d’ailleurs que la consigne est encore très présente dans la restauration.

Des initiatives voient le jour pour promouvoir la consigne du verre

Comme celle de la société Jean Bouteille , qui développe la vente en vrac de produits liquides comme l’huile d’olive, le liquide vaisselle, les jus de fruits ou la bière par exemple, et les bouteilles consignées qui vont avec.

Et un peu partout en France émergent des initiatives locales, comme en Drôme-Ardèche avec le projet associatif  Ma bouteille s'appelle reviens, tout est parti d’une demande des producteurs de boissons qui va bientôt être expérimentée dans une quinzaine de commerces grâce à une concertation entre tous les acteurs de la chaîne.

Pour aller plus loin

Retrouvez la version longue de l'interview de Clémence Richeux, cheffe de projet pour l'association locaverre, sur le site de notre partenaire média ID (L'info durable).

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