Et il faut dire que l'activité de restauration a un impact considérable sur l’environnement, mais les pratiques évoluent.

Restaurateur dans sa cuisine
Restaurateur dans sa cuisine © Getty / Brandon Leow / EyeEm

Et c’est tant mieux car la restauration représente un tiers des émissions de gaz à effet de serre, c’est tout de même trois fois plus que les émissions de nos voitures particulières. Il faut savoir qu’en France la restauration ce sont 150 000 entreprises qui servent 3,7 milliards de repas chaque année. Et pour chaque repas 275 grammes de bio déchets et 270 grammes d’emballages seraient jetés.

Un changement de pratiques

Il y a plusieurs bonnes raisons qui peuvent jouer comme valoriser leur engagement auprès de leur clientèle pour mieux la fidéliser, mobiliser leur équipe autour d’un projet rassembleur et bien sur améliorer leur marge : au moins ils gaspillent au plus ils gagnent.

C’est en s’appuyant sur ce type d’arguments que l’UMIH (l’Union des Métiers et industries de l’hôtellerie) veut sensibiliser les professionnels. Elle a d’ailleurs publié un guide l’année dernière sur le gaspillage alimentaire.

Dans les faits, plusieurs leviers sont possibles

Il y a toute une série de leviers sur le registre du gaspillage :

- évaluer au plus juste les quantités de repas à servir

- être attentifs aux retours des assiettes, elles sont parfois trop copieuses

- ou encore faire attention à sa consommation d’eau, d’énergie et bien sur se creuser un peu la tête sur ses restes afin d’éviter la poubelle

- le doggy bag serait aussi une solution anti-gaspi

Une association a été créée

« Bon pour le climat » fédère 200 professionnels dans toute la France, ils ont tous signé une charte qui les engage à proposer à chaque repas au moins une entrée, un plat et un dessert qui respecte 3 critères :

- des produits frais et de saison

- des produits locaux dont l’origine ne dépasse pas un rayon de 200 km

- et enfin le végétal doit être au centre du menu afin de réduire la part de viande.

Les restaurants du réseau bon pour le climat essaient de ne plus mettre la viande au centre des menus, et cela ne doit rien au hasard. Pour produire un kilo de bœuf par exemple, il faut utiliser plus de 15 000 litres d’eau..tout de suite on comprend mieux.

Pour savoir où trouver un restaurant bon pour le climat près de chez vous ou pour des idées de recettes, un site à retenir: bonpourleclimat.org

*Dès dimanche matin, retrouvez la version longue et interactive de cette chronique sur le site de notre partenaire média UP le MAG.

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