Toujours plus de choix à des prix toujours plus bas, c'est l'équation de la "fast-fashion". Cette offre de vêtements de prêt-à-porter qui a démocratisé la mode mais dont les conséquences sociales, sanitaires et environnementales sont loin d'être neutres.

70 % de notre garde-robe reste…au placard !
70 % de notre garde-robe reste…au placard ! © Getty

Cette mode ne connaît plus les saisons ! Vous vous souvenez d’ailleurs peut-être des éditions printemps-été et automne-hiver de catalogues de vente à domicile ? Sachez que la fast-fashion représentée par les Zara, H&M, Primark ou encore Mango pour n’en citer que qu’une partie vont jusqu’à proposer une nouvelle ligne par semaine… Objectif : toujours plus d’offres à prix cassés avec un coût de fabrication vampirisé par le marketing au détriment de tout le reste, le modèle ne tient pas debout.

Ce modèle a des conséquences souvent insoupçonnées

Sur le plan environnemental d’abord, l’industrie textile est la plus polluante au monde, juste après le pétrole. Nous achetons en moyenne 60% de vêtements en plus qu’il y a 15 ans alors que nous les conservons moitié moins longtemps..

Je vais enfoncer le clou : il faut l’équivalent en eau de 70 douches pour fabriquer un T-shirt et pendant ce temps… 70 % de notre garde-robe reste…au placard !

Si l’impact de cette industrie est très négatif pour l’environnement, il l’est également sur le plan social

Il ne fait pas bon travailler dans les pays en voie de développement pour la fast-fashion, depuis la culture intensive du coton jusqu’aux ateliers de couture ou aux usines de teinture. Le non-respect des normes sanitaires ou sociales élémentaires seraient monnaie courante et bien sur, tout le monde se renvoie la balle !

Les exemples fleurissent dans les médias, je pense notamment à un reportage en Inde diffusé récemment sur France 2 (la face cachée du coton), on y voyait un médecin de campagne constater la multiplication des cas d’autisme chez les enfants vivant près d’exploitations de coton, ou on pense bien sûr aussi au drame du Rana Plaza en 2013 qui avait coûté la vie à plus de 1000 personnes travaillant dans des ateliers insalubres. Les exemples, malheureusement, ne manquent pas..Même si les grandes marques commencent à développer des pratiques plus responsables..

Une fois informés chacun peut agir et participer à changer ce modèle

Comme c’est souvent le cas : le marché tient les ficelles de l’offre…

Avec plusieurs possibilités : la mode éthique (il y a des marques, des plateformes et des logos), la seconde main, le made in France et n’oublions pas la durée de vie de nos vêtements avec la réparation ou même la création: sortez les fils et les aiguilles et si vous êtes largués, je vous recommande justement l’ouvrage d’Emmanuelle Vibert : Couture Récup’, coudre pour résister au grand gaspillage, paru aux éditions Rue de l’Echiquier.

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Chronique réalisée en partenariat avec ID, L'info durable #TousActeurs

Pour lire l'interview complète d'Emmanuelle Vibert c'est par .

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