La désobéissance civile a été considérée comme un moyen d’action pour de grandes luttes depuis longtemps. Ce mode d'action est désormais tourné vers les enjeux climatiques.

Désobéir pour interpeller sur l’urgence climatique et sociale
Désobéir pour interpeller sur l’urgence climatique et sociale © Getty

On se souvient assez récemment en France par exemple, des 66 cinéastes qui avaient réagi en 1997 à l’expulsion de sans-papiers de l’église Saint-Bernard en appelant au non-respect de la loi , ou plus récemment des faucheurs de plants de maïs OGM qui avaient fait couler beaucoup d’encre… Et ailleurs, de grandes figures de l’Histoire ont appelé à désobéir : Gandhi, Martin Luther King, Mandela par exemple.

Désobéir pour faire naître le débat

Interpeller, saisir l’opinion, créer le débat… La loi est un ciment de la société, elle est sensée être la même pour tous, c’est un symbole très fort. Donc quand des personnes revendiquent sa transgression, assument, et que c’est scénarisé ça bouscule et ça fait débat.

C’est notamment le cas avec l’opération désormais bien connue de décrochages des portraits d’Emmanuel Macron dans les mairies. Le but : interpeller sur le fait que le gouvernement n’apporte pas une réponse à la hauteur de l’urgence climatique et sociale. Et cela avait d'ailleurs déjà été le cas avec d’autres opérations qui sont toujours mises en scène avec un certain sens de la dérision et de l’humour. 

Une forme de cadre pour la désobéissance civile

Ces actions répondent à un cadre informel : une revendication claire, une action assumée avec toutes ses conséquences, pas de violence sur les biens ou les personnes, de la dérision….. tout est donc fait pour sensibiliser dans le bon sens même si c’est très radical. On voit d’ailleurs des personnes de tous horizons s’engager dans cette démarche : maraîchers, restaurateurs, enseignants ou cadres ont été jugés le 12 juin dernier pour vol en réunion avec ruse pour avoir décroché des portraits présidentiels. Résultat : des peines entre 250 euros ferme et 500 euros avec sursis à la clé.

Aller plus loin

Retrouvez la version longue de l'interview de  Rémi Donaint, porte-parole du mouvement ANV COP 21, sur le site de notre partenaire média ID (L'info durable).

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