Cette semaine nous allons parler alimentation bio, et plus particulièrement d’une coopérative qui fait figure d’exemple en France : l’enseigne Biocoop

Le 12 mars 2018, à Pont-l'Abbe, une étiquette indiquant «La Bio Je peux» est affichée sur une étagère dans un magasin Biocoop
Le 12 mars 2018, à Pont-l'Abbe, une étiquette indiquant «La Bio Je peux» est affichée sur une étagère dans un magasin Biocoop © AFP / Fred Tanneau

Une enseigne qui cultive sa différence dans un contexte où manger bio est en voie de démocratisation. Je ne vais pas vous assommer de chiffres mais pour résumer la situation : les Français font confiance à la bio que ce soit pour leur santé ou l’environnement, ils en veulent toujours plus et les distributeurs ont bien saisi l’enjeu…Seulement voilà il y a bio et bio…Celui sous plastique importé de loin qui ne connaît pas les saisons et qu’on trouve sur les étals des supers et hypers… passez votre chemin ! 

Comment s’y retrouver ?

Ce n’est pas simple ! Il n’y a pas de critère parfait mais on peut déjà se fier au lieu de production…

Il faut bien comprendre que pour avoir un label bio il faut essentiellement respecter une règle : celle de produire sans…sans intrants, sans pesticides notamment…Certains pays ont développé des produits bio hors-sols ou hybrides qui ne connaissent pas les saisons…Et ce n’est généralement pas le cas en France qui a une agriculture bio jugée qualitative ce qui favorise des aliments avec de meilleures qualités nutritionnelles et une prise en compte des critères écologiques tels que les saisons, la biodiversité ou le bien-être animal qui sont dans l’ADN de l’agriculture bio.

Et, pour s’y retrouver, on peut aussi compter sur l’engagement de certaines enseignes spécialisées comme l’historique Biocoop qui existe depuis plus de 30 ans et qui pèse aujourd’hui 560 magasins, 6000 salariés et 1,2 milliards de chiffre d’affaires..

Un réseau qui nourrit sa différence

J’ai pu m’entretenir en exclusivité avec Claude Gruffat, le Président de Biocoop, et pour lui, la première chose qui distingue son réseau des autres, c’est d’avoir réuni des acteurs que tout oppose..

Et c’est ce travail qui a mené la coopérative à mettre en place un système de soutien à la conversion bio. La semaine dernière, par exemple, j’ai acheté un litre de jus de pomme non bio chez biocoop, mais j’ai soutenu un agriculteur en conversion..

Et quand on demande à Claude Gruffat pourquoi tout ne va pas plus vite pour la bio, le Président de Biocoop nous répond du tac au tac : le prix, la volonté politique et les lobbys…

Ça passera, là aussi, sans doute par les consomacteurs !

Pour retrouver les version longue de l'interview de Claude Gruffat, Président de Bioccop, c'est sur le site de notre partenaire ID (L'info Durable) qui a aussi publié un dossier complet sur l'alimentation BIO à retrouver ici.

Une réaction ou proposition de sujet ? Ecrivez-nous --> valere.correard(@)radiofrance.com

Les invités
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.