C’est une entreprise implantée à côté de Biarritz qui produit et vend des vêtements neufs fabriqués à partir de matières recyclées.

Un maillot de bain fabriqué à partir de déchets plastique
Un maillot de bain fabriqué à partir de déchets plastique © Hopaal

En fait, ils vont chercher des chutes de production destinées à être jetées, nouent des partenariats avec des collecteurs locaux de vêtements usagés (comme le Relais), ou avec des structures qui ramassent les bouteilles en plastique ou encore les filets de pêche en bord de mer…

Tous ces déchets n’en seront finalement pas puisque  la jeune marque en fait la matière première d’une collection qui n’a rien à envier aux autres !

Des vêtements simples, jeunes, décontractés…j’adhère sincèrement ! Leur boutique n’a pas un choix débordant mais  vous y trouverez des T-Shirts, Sweat Shirts, Bonnets, vestes ou maillots de bain. 

Et si les prix ne sont pas donnés, on peut trouver des pièces abordables si on fait le rapport qualité / prix.

Parce que c’est toujours pareil, nous sommes très mal habitués avec ce qu’on appelle la fast fashion, cette mode rapide qui multiplie les collections avec des T-Shirts à 5 euros ou des jeans à 15…Si on dit que l’industrie textile est sans doute la deuxième la plus polluante au monde ce n’est pas un hasard. Et quand vous regardez où sont fabriqués ces vêtements, on comprend pourquoi on met souvent le social et l’environnemental ensemble. C’est ce qu’on appelle le revers de l’étiquette…

Un maillot de bain fabriqué à partir de déchets plastique

Ce maillot est fabriqué à partir de déchets marins comme des filets de pêche ou des bouteilles en plastique…Plutôt original mais un peu conceptuel quand on ne s’y connait pas en revalorisation de déchets…

Et j’en profite pour faire un petit rappel sur ce qu’on appelle la mode éthique, par opposition à la mode rapide, ou fast fashion….

C’est vrai que des initiatives comme Hopaal sont intéressantes, elles participent à démocratiser une autre approche de la mode mais il faut reconnaître que cette mode a un prix, et que tout le monde ne peut pas se la payer….

Même si parfois on peut aussi consommer moins mais mieux, n’oublions pas l’immense marché de la seconde main, né justement des excès de la fast fashion. Dans les friperies, les puces, les vide greniers ou dressing, dans les villages et les villes ou sur Internet il y a un vivier quasi infini de vêtements à bas-prix qui ne coûteront plus rien à l’environnement, ou si peu par rapport au neuf…

Aller plus loin

Retrouvez la version longue de l'interview de  Clément Maulavé, co-fondateur d’Hopaal, sur le site de notre partenaire média ID (L'info durable).

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