Un concept qui gagne du terrain, en France mais aussi à l’échelle européenne.

Le réensauvagement des forêts
Le réensauvagement des forêts © Getty / Schon

On est un étage au-dessus des aires protégées, on parle ici d’espaces laissés intégralement à la nature, sans intervention humaine en somme (une manière de considérer au passage qu’en l’état nous n’avons plus notre place dans la nature, mais c’est un autre débat)…

En pratique, il s’agit en général de permettre l’observation de ce qu’il se passe naturellement sans l’humain, et pas plus. Il y a bien sûr derrière ce concept des enjeux scientifiques, écologiques et symboliques. Cette idée de réensauvagement a un portée particulière alors que nous sommes face à la sixième extinction de masse du vivant, les cinq précédentes étaient intervenues « naturellement » (climat, volcans, météorite..), celle-ci est du fait de l’activité humaine…

En 2020, les espaces totalement sauvages sont très rares

À l’échelle mondiale, on serait autour de 23%, contre 85% il y a cent ans….Pour se faire une idée, rien qu’entre 1993 et 2009, une surface sauvage équivalent à l’Inde a disparu.

Et malheureusement, la France n’est pas épargnée. Bien sûr il y a des parcs nationaux, des parcs naturels ou des zones protégées, mais sans pour autant faire de l’absence d’activité humaine une règle absolue (chasse, pêche, exploitation…). 

Dans une vision concrète, on parle bien de ne pas intervenir sur l’écosystème, mais on peut quand même s’y promener, en respectant des espaces balisés, en général.

En France, une association s’engage pour réensauvager des espaces 

C’est l’ASPAS (l’ASsociation pour la Protection des Animaux Sauvages). Comment font-ils ? Avec pragmatisme et efficacité ils achètent des terrains pour les rendre à la nature…tout simplement. En fait, pour la Directrice de l’ASPAS, Madline Rubin, il est urgent de ne rien faire !

En pratique, cette association a déjà acquis 1160 hectares de terrains pour en faire des « réserves de vie sauvage », dans la Drôme, les Côtes d’Armor, l’Hérault, et plus récemment le Vercors avec une surface de 500 hectares.

Plus de deux millions d’euros pour cette dernière acquisition, un sacré montant pour une association indépendante qui ne reçoit aucune subvention…c’est la magie du financement participatif…

Voilà du concret  : 500 hectares rendus à la nature grâce au don..

► Pour retrouver la version longue de l’interview de Madline Rubin, Directrice de l'ASPAS, c'est sur  ID (l'Info Durable)

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard !