Si nos cheveux finissent encore la plupart du temps à la poubelle, un mouvement alternatif émerge. Nos cheveux peuvent devenir une ressource utile qu'il pourrait être intéressant d'exploiter. C'est le pari que fait une association.

Donner une nouvelle vie aux cheveux coupées : le pari éthique d'une association
Donner une nouvelle vie aux cheveux coupées : le pari éthique d'une association © Getty

On en a tous (plus ou moins) et nous sommes une très grande majorité à aller régulièrement chez le coiffeur pour se faire faire une coupe. Jusque-là, tout va bien.

Mais saviez-vous que nos cheveux, une fois coupés, pouvaient être très utiles ? Rien de nouveau sous le soleil, remarquez, les Mongols s’en servaient déjà 500 ans avant notre ère pour isoler leurs yourtes !
L’isolation thermique donc, mais ils peuvent aussi être un engrais ou un répulsif une fois dans la terre, ou encore être utilisés comme un dépolluant des nappes d’hydrocarbures dans la mer.

Vous voyez, alors que nos cheveux représenteraient la moitié des déchets des coiffeurs, on pourrait peut-être leur imaginer une seconde viE;

L'association : « coiffeurs justes » 

Créée il y a cinq ans dans le Var, cette association a mis en place un circuit de recyclage des cheveux dans toute la France, elle avance le chiffre de 3700 adhérents à ce jour et un bilan de 45 tonnes de cheveux stockés.

Un coiffeur peut adhérer pour 28 euros par an et commander des sacs à cheveux dans lesquels il pourra les stocker et les renvoyer dans un centre de traitement qui en fera des boudins de cheveux, particulièrement efficaces pour dépolluer l’eau des mers et océans.

Par exemple, en juillet dernier un navire transportant 4000 tonnes d’hydrocarbures avait percuté un récif près de l’Île Maurice avec pour conséquence une marée noire. Les habitants volontaires ont fait la tournée des salons car un kilo de cheveux peut permettre d’absorber 8 kilos d’hydrocarbures !

Une ressource importante

On serait 1 million à se rendre chaque jour chez un des 79 000 coiffeurs;

Et l’intérêt de cette démarche est certes environnemental, mais pas que. Au fond, les cheveux, c’est un peu les remèdes de nos grands parents, dans la mouvance des solutions d’hier qui reviennent aujourd’hui. Consigne, bicarbonate, zéro déchet, réparation.

► Pour retrouver la version longue de l’interview de Thierry Gras, fondateur de l'association "Coiffeurs Justes", c'est sur ID (l'Info Durable)

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard ici.