Le crowdfunding se développe en France, d'après le baromètre de KPMG avec l'association financement participatif France, 336 millions d'euros ont été collectés en 2017.

Un bilan qui intervient dans un contexte où créer une entreprise viable économiquement avec à la clé une mission d’intérêt général n’est pas encore un modèle compris par tout le monde, notamment les banques…Conséquence : les entrepreneurs engagés ne trouvent pas toujours de solution à leurs besoins de financement pour lancer ou développer leur activité..

Face à cette frilosité, des alternatives au système bancaire se développent

Le financement participatif en est un exemple, d’après le baromètre 2017, 336 millions d’euros ont été collectés en France, c’est tout de même 44% de plus que l’année précédente ! Une croissance à 2 chiffres qui montre que ce mécanisme trouve preneurs côté entreprises mais aussi particuliers !

Plusieurs mécanismes pour ce que l’on appelle aussi le crowdunding

Il y en 3 principaux : le don (avec ou sans contreparties), l’investissement (notamment en achetant les parts sociales d’une société) et le prêt qui a le vent en poupe, à lui seul il représente plus de la moitié des collectes sur l’année.

Sans entrer dans trop de détails techniques, il y a plusieurs mécanismes autour du prêt : en minibons, obligations rémunéré ou non avec, à la clé, plus ou moins de risques, mais des risques assurément !

Chaque fois, le principe est le même : prêter une somme d’argent (qui n’est pas forcément une grosse somme, dès quelques dizaines d’euros) pour soutenir le développement d’une entreprise qui a besoin de fonds pour se développer.

L'entreprise connue en amont du prêt

C’est d’ailleurs souvent la raison pour laquelle on comprend l’activité de cette entreprise qu’on peut vouloir la soutenir ou parier dessus, en 2017 65% des structures qui ont collecté des fonds par le financement participatif étaient des TPE ou des PME et 14% sont issues de l’économie sociale et solidaire. Au total 1.600 000 financeurs ont soutenu pas moins de 24 000 projets…

Et dans les faits on voit que le financement participatif est de plus en plus un outil au service du changement avec des projets très concrets à soutenir. Par exemple, en ce moment, on peut :

-         donner pour la création d’une vigne pédagogique dans le Gard sur la plateforme Miimosa

-         prêter pour l’acquisition de 3 centrales photovoltaïques en Vendée sur Lendosphère

-         investir dans Label Emmaüs, la boutique en ligne de la Fondation Abbé Pierre sur Lita

Chronique réalisée en partenariat avec ID, L'info durable #TousActeurs

Pour lire un bilan complet de ce baromètre c'est ici.

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