Ce sont des enseignants de l’Université Grenoble Alpes qui ont lancé cette initiative en France en janvier dernier, la proposition est simple mais bouscule quelques habitudes bien ancrées : ne manger ni viande, ni poisson, une fois par semaine, le lundi donc.

Un menu sans viande par semaine dans les restaurants universitaires
Un menu sans viande par semaine dans les restaurants universitaires © Visactu

Il faut le voir comme un point de départ, un pied dans la porte… C’est vrai qu’on sait désormais qu’il ne faut pas abuser de la consommation de poissons et surtout de viande pour plein de (bonnes) raisons :

Côté santé d’abord, manger trop de viande peut favoriser certaines pathologies et ne pas en manger permettrait d’en éviter (cardiovasculaires, obésité, diabète...).

Sur le plan éthique, on sait que le premier souci des industriels qui se fournissent auprès d’élevages intensifs n’est pas le bien-être animal, (on ne parle pas ici des producteurs qui font leur travail avec respect pour les bêtes qu’on retrouve dans les circuits courts, ou grâce à certains labels ou les bons conseils du boucher...).

D’un point de vue environnemental enfin, l’élevage intensif du bétail serait à l’origine de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde (déforestation, transports….).

Donc, une fois qu’on sait et qu’on a envie de passer à l’action, un jour par semaine, cela ne fait pas peur.

6 mois de lundi vert pour quel bilan ?

Pour vivre l’expérience avec une certaine distance au départ. Et si pas mal de personnes de mon entourage n’ont pas bien compris l’intérêt de la démarche, je m’y suis retrouvé sur un point que j’estime central : conscientiser ce que je mange vraiment. Un autre bénéfice a sans doute été dans le parcours du combattant que cela peut être quand on est végétarien… Il y a de la viande (presque) partout ! C’est bien de la pédagogie au final.

La pédagogie en filigrane pour les restaurants universitaires

Dès le 14 octobre prochain, tous les « Restos U » de France proposeront un repas végétarien en option le lundi. La cible étudiante n’a d’ailleurs pas été choisie au hasard. Elle est particulièrement sensible aux questions écologiques.

On parle quand même de 400 000 à 500 000 repas servis chaque lundi.

Et pour finir, j’ai profité de mon échange avec le professeur Bègue Shankland pour lui demander de réagir sur les nombreuses critiques que son initiative a essuyé depuis son lancement. Pour lui rien de grave, c’est métaphysique…

Pour retrouver la version longue de l’interview de Laurent Bègue Shankland, co-initiateur du lundi vert en France, c’est sur ID, linfodurable.fr 

Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez-nous !

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