Une vingtaine de boutiques installées un peu partout en France se sont fédérées pour proposer une alternative à la consommation mondialisée : le fabriqué en France. Explications.

Une rue de La Rochelle (illustration)
Une rue de La Rochelle (illustration) © Getty / Alf

A quoi va ressembler le "monde d’après" cette crise du Covid-19 que nous traversons ? Si on regarde avec objectivité ce qu’il se passe depuis le 11 mai dernier, il y a des chances que le monde d’après ressemble sur de nombreux aspects au monde d’avant.

Pas question pour certains, le choc du confinement, notre rapport à la mort, au temps, la fragilité de notre modèle de société ont montré les limites du système, il est temps de changer les choses en profondeur.

Et cela pourrait commencer par nos choix de consommation : acheter local ou made in très très loin ce n’est pas la même chose !

Le "made in France" est présenté comme une façon de consommer responsable

En effet, et à juste titre d’ailleurs. Acheter une lampe fabriquée dans les Vosges, un sac confectionné à Lille, ou un jean fabriqué dans la Drôme ce n’est pas pareil, cela change même tout.

D’abord sur le plan des normes applicables : droit social, environnemental, sanitaire… Le cadre juridique français est particulièrement exigeant. Ensuite, sur le plan économique et bien sûr sur le soutien aux savoir-faire. En somme, acheter français c’est bien souvent consommer plus durable.

C’est autour de cette idée qu’un collectif d’une vingtaine de boutiques a été créé : "le collectif des boutiques made in France", objectifs : valoriser une offre et des valeurs partagées.

Et on parle ici du vrai fabriqué en France, pas assemblé, imaginé ou pensé en France…

Plus de 20 boutiques au compteur

Un peu partout en France, Avignon, Marseille, Paris, Châtillon-sur-Saône, Cluny, Nantes ou encore Bordeaux. Une liste qui a vocation à s’allonger, puisque l’objectif c’est évidemment de grossir les rangs. 

Grossir pour imaginer le monde d’après donc, même si ce n’est pas gagné.

C’est vrai c’est parfois un peu plus cher, mais il faut comparer ce qui est comparable… Et encore une fois acheter moins, mais mieux est sans doute une logique gagnante sur de nombreux aspects, y compris les économies qu’on peut faire finalement.

Pour connaitre les boutiques membres de ce collectif, une carte interactive est sur leur site collectifboutiquesmif.fr, et si vous êtes vous-même un commerçant dans le fabriqué en France, un formulaire de contact est disponible sur le même site pour les solliciter !

► Pour retrouver la version longue de l’interview de Yoann Yvernogeau, membre du collectif, c'est sur ID (l'Info Durable)

► Vous connaissez une initiative qui peut participer à la transition écologique ? Contactez Valère Corréard ici.

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