Il est désormais possible de recycler nos brosses à dents ainsi que nos tubes de dentifrice souples. Le fruit d'un partenariat entre Terra Cycle et la marque Signal.

Nos brosses à dents deviennent ensuite des granulats de plastique qui peuvent alors servir à fabriquer de nouveaux objets
Nos brosses à dents deviennent ensuite des granulats de plastique qui peuvent alors servir à fabriquer de nouveaux objets © Getty

Cela peut paraître anecdotique, et pourtant à y regarder de plus près la brosse à dents qui ne se recycle pas est un fléau quand on en achète 90 millions par an (seulement en France). Même chose avec les 194 millions de tubes souples de dentifrice consommés chaque année… ça fait beaucoup.

J’en profite pour rappeler que les règles de tri ne sont pas encore les mêmes d’une ville à l’autre, mais dans la majorité des cas, ces deux objets ne se recyclent pas.

C’est grâce à une initiative privée que les choses vont commencer à bouger

Un partenariat entre Terra Cycle, entreprise spécialisée dans le traitement des déchets difficilement recyclables, et la marque Signal est en effet à l’origine de cette solution.

Voilà comment ça marche : des points de collecte sont en train d’être mis en place dans toute la France, et c’est là qu’il est possible de déposer ses vieilles brosses à dents (sèches) et tubes de dentifrice (souples et vides) quelle que soit leur marque.

A ce jour, il y a un peu plus de quarante points de collecte sur un objectif de 500. Et l’idée sous-jacente de ce projet est que les consommateurs doivent se mobiliser pour que ça marche, d’après Julien Tremblin, Directeur des partenariats chez Terra Cycle Europe.

De nos salles de bains aux jardins

Ces objets deviennent ensuite des granulats de plastique qui peuvent alors servir à fabriquer de nouveaux objets comme du mobilier extérieur notamment.

Et pour ne rien gâcher, chaque dépôt peut se transformer en don puisque chaque point de collecte choisit une association à soutenir, et à partir de là chaque brosse à dents ou tube rapporte 2 centimes d’euros à l’association en question.

Un risque de greenwashing dans ce type de partenariat ?

A en croire Terra Cycle non, et nous sommes tentés de les croire notamment parce que la solution est viable du point de vue de la technique de recyclage, et également car il n’y a pas de limite en termes de volumes. C’est-à-dire que si demain les points de collecte collectent vraiment beaucoup, l’opération continuerait et suivrait la cadence. 

Si vous voulez mettre en place un point de collecte ou visionner la carte à jour pour commencer à recycler c'est ici.

Aller plus loin

Retrouvez la version longue de l'interview de Julien Tremblin, Directeur des partenariats chez Terra Cycle Europe sur le site de notre partenaire média ID (L'info durable).

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