Le chef historique de la guerilla maoïste du Sentier Lumineux est mort au Pérou samedi. Les autorités s'interrogent sur le sort à donner à son cadavre.

Abimael Guzman, le 14 octobre 1992, lors d'une audience devant la justice militaire
Abimael Guzman, le 14 octobre 1992, lors d'une audience devant la justice militaire © AFP / HECTOR MATA / AFP

On le surnommait le Pol Pot des Andes. Le chef historique de la guerilla maoïste du Sentier Lumineux a ensanglanté le Pérou pendant deux décennies. Son combat contre l'armée péruvienne s'est soldé par la mort de 70.000 personnes ou disparus. Guzman révolutionnaire impitoyable qui n'hésitait pas à tuer les paysans qui ne soutenaient pas sa cause. Enrôlant aussi de forces des enfants soldats.  Il avait été arrêté en 1992. Mis en cage sous les caméras du monde entier. Et purgeait depuis une peine de prison à perpétuité. Il est mort samedi à l'âge de 86 ans. 

Un décès que sont loin de regretter la majorité des péruviens.  "De nombreux Péruviens, dit cet homme, espèrent que la mort d'Abimael Guzman marquera la fin au moins de sa pensée, une pensée qui a profondément déchirer ce pays.  Personnellement je ne suis pas triste qu'il soit mort." Même tonalité avec cette femme. "Tant de gens sont morts à cause de lui, dit elle, des innocents, peut-être quelques coupables mais ils ne méritaient pas d'être tués de cette façon.  Honnêtement, c'est une bonne nouvelle parce que c'est aussi un coût pour le Pérou de maintenir en vie pendant tout ce temps une personne qui a fait du mal."

La question maintenant pour les autorités péruviennes c'est que faire de sa dépouille? Elles ne veulent surtout pas que sa tombe devienne un lieu de pèlerinage pour ses partisans. Rendre hommage au Sentier Lumineux est de toute façon considéré comme de l'apologie du terrorisme au Pérou et condamnable. Le ministre de la justice a donc proposé que son corps soit incinéré et ses cendres répandues dans l'Océan Pacifique.

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