L'Afrique du Sud est une nouvelle fois secouée par des violences contre les immigrés.

Un magasin appartenant à un commerçant étranger pillé et incendié à Johannesburg, après une nouvelle vague de violences xénophobes, le 3 septembre 2019.
Un magasin appartenant à un commerçant étranger pillé et incendié à Johannesburg, après une nouvelle vague de violences xénophobes, le 3 septembre 2019. © AFP / Michele Spatari

A Johannesburg, des magasins appartenants à des étrangers, souvent venus d'Afrique australe, sont pillés, ravagés, incendiés. Hier  la police a arrêté au moins 70 pilleurs. Un civil est mort également dans des circonstances encore floues.

La cible de ces attaques sont les boutiques des étrangers, des violences xénophobes contre les communautés immigrées accusées d'être responsables du taux de chômage record, 29% de la population sud-africaine est au chômage. Les propriétaires et patrons étrangers se défendent, et affirment qu'ils investissent en Afrique du Sud et créent des emplois.

Le problème devient diplomatique, avec le Nigeria notamment, dont une grosse communauté a émigré en Afrique du Sud. Le ministre nigérian des Affaires Etrangères l'a écrit sur twitter, "ça suffit, nous allons prendre des mesures", et de dénoncer l’inefficacité de la police sud-africaine.

Le transport routier est également visé par ces attaques, les chauffeurs sud-africains sont en grève pour dénoncer l'embauche par les patrons d'étrangers, sans-papier et sous-payés. Plusieurs camions ont été incendiés, des routes bloquées autour du Cap.

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