Un rapport de l'Onu dénonce les crimes de guerre dont seraient coupables tous les protagonistes de ce conflit oublié.

Un bâtiment des rebelles houthis détruit par les bombardements de la coalition menée par l'Arabie Saoudite, dans le sud de la capitale Sanaa, un quartier tenu par les rebelles chiites (1er septembre 2019)
Un bâtiment des rebelles houthis détruit par les bombardements de la coalition menée par l'Arabie Saoudite, dans le sud de la capitale Sanaa, un quartier tenu par les rebelles chiites (1er septembre 2019) © AFP / X

Depuis cinq ans, c'est un conflit civil entre les rebelles chiites houthis et les forces gouvernementales. C'est un conflit régional aussi puisque l'Arabie Saoudite soutient le pouvoir yéménite et affronte indirectement son grand rival, l'Iran, proche des rebelles houthis. Cinq ans de guerre, totalement sous les radars médiatiques, et des dizaines de milliers de morts.

Si l'on en parle ce soir, c'est à la lumière d'un rapport que viennent de rendre des experts de l'ONU.  Ils font état d'une multitude de crimes de guerre, commis par tous les belligérants.  "Personne n'a les mains propres dans ce conflit" dit l'un des experts onusiens. Entre les frappes sur les civils, l'utilisation de la famine comme arme de guerre, la torture, les viols, les détentions arbitraires ou encore le recrutement d'enfants soldats, il y a de quoi faire devant un tribunal spécial.

Les experts de l'ONU demandent aussi à la communauté internationale de s'abstenir de fournir des armes qui pourraient être utilisées dans le conflit Elle point notamment la France. Paris vend des équipements militaires à l'Arabie Saoudite, partie prenante de la guerre.
Le rapport insiste bien : "la légalité des transferts d'armes par la France, Le Royaume-Uni, Les Etats-Unis et d'autres Etats reste discutable (...) Les Etats peuvent être tenus responsables de l'aide ou de l'assistance qu'ils fournissent pour la commission de violations du droit international si les conditions de complicité sont remplies".
C'est peut-être aussi pour ça que l'on ne veut pas voir cette guerre au Yemen.

Sous les Radars ce soir aussi :   La vie d’un réfugié zimbabwéen en Russie, entre racisme et désir d’intégration,   Et le métro de Bruxelles veut du street art dans ses tunnels.

Programmation musicale
L'équipe
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.