Le Bangladesh demande aux opérateurs de couper les communications mobiles dans les camps, où des violences ont éclaté les semaines passées.

Les Rohingyas, minorité musulmane en Birmanie , s'entassent par centaines de milliers dans des camps au sud-est du Bangladesh pour fuire des persécutions dans leur pays d'origine. Les autorités, en réaction à des violences, ont demandé aux opérateurs de couper le signal.

Mais pour les Rohingyas, c'est une violence de plus, dans une quotidien infernal, comme en témoigne Mohammad : "si les téléphones mobile sont déconnectés, ça  va être un gros problème pour nous, dit-il à South Asia News. On ne pourra plus parler à nos familles, on a des proches hors des camps. Moi j'ai des frères qui vivent en Arabie Saoudite et à Dubaï. Si on ne peut plus appeler à l'étranger, comment j'aurai de leurs nouvelles ? Eux ne pourront pas nous joindre non plus. savoir comment nous allons. Si les cartes SIM sont bloquées, ça va être un énorme problème. "

Beaucoup dépendent aussi de transferts d'argent envoyés par leurs proches à l'étranger et gèrent les transactions sur leurs téléphones.

En tout cas la peur s'est installée dans les camps de réfugiés, insécurité, descentes de police qui parfois abusent de leurs armes, disent les défenseurs des Droits Humains.

Un responsable de l'ONU affirme qu'isoler les réfugiés déjà persécutés en leur coupant le téléphone n'allait rien arranger, au contraire certains risquent de trouve refuge dans la violence et le crime, s'inquiète ce responsable.

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