Le président Paul Biya veut négocier avec les séparatistes anglophones.

Manifestation dans le sud-ouest anglophone au Cameroun, à Buea, 3 octobre 2018.
Manifestation dans le sud-ouest anglophone au Cameroun, à Buea, 3 octobre 2018. © AFP / MARCO LONGARI

Le président Paul Biya a fait cette annonce hier soir à la télévision et à la radio nationale pour tenter de résoudre un conflit meurtrier dont on parle peu, la guerre entre les forces étatiques et les séparatistes de la minorité anglophone. Depuis trois ans... les combats de part et d'autre ont fait plus de 2 000 morts selon Human Rights Watch et plus de 500 000 personnes ont dû quitter leur domicile. On appelle aussi ce conflit la guerre d'Ambazonie. C'est l'ancien Cameroun britannique, coincé entre le Nigeria anglophone et le Cameroun, ex-colonie française.

Face à la répression de Yaounde, les séparatistes se sont radicalisés, la situation a dégénéré en conflit armé. Hier le président Paul Biya a répété qu'il offrait le pardon aux sécessionnistes qui déposeraient volontairement les armes mais pour ceux qui refuseraient toute la rigueur de la loi s'appliquera, promet-il.

Un main tendue alors que le chef de file des séparatistes anglophones, Julius Ayuk Tabe vient d'être condamné à la prison à vie. D'ailleurs il pose sa libération et celle des autres prisonniers politiques comme préalable au dialogue.

Sous les Radars également :   La NASA s’attaque au paludisme avec ses satellites, en Birmanie notamment,   Un rappeur russe contraint de supprimer un clip, trop en faveur du pouvoir.

Programmation musicale
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.