Kizito Mihigo a été retrouvé pendu dans sa cellule de prison. Il était devenu un ennemi du pouvoir ces dernières années.

Le musicien rwandais Kizito Mihigo sortait de la prison de Nyarugenge le 15 septembre 2018, après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle.
Le musicien rwandais Kizito Mihigo sortait de la prison de Nyarugenge le 15 septembre 2018, après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle. © AFP / Cyril NDEGEYA

S'est-il suicidé ou l'a-t-on tué en prison ? Kizito Mihigo est mort trois jours après son arrestation, soupçonné d'avoir voulu quitter le pays direction le Burundi voisin.

Kizito Mihigo, rescapé du génocide au Rwanda en 1994 était devenu une star avec ses chants religieux, et son engagement pour la réconciliation du pays. Il avait même participé à la composition du nouvel hymne rwandais et le président Kagame l'avait soutenu financièrement pour suivre la formation en orgue du Conservatoire National de Musique de Paris en France.

Mais depuis une chanson très critique envers le pouvoir en 2014, dans laquelle il remet en question la version officielle du génocide, il est dans la ligne de mire du pouvoir. Il a déjà été condamné à dix ans de prison, sur des accusations de terrorisme et de tentative de renversement du pouvoir avant d'être remis en liberté.

Sa mort en prison hier suscite de nombreuses questions dans un Rwanda dirigé par Paul Kagame depuis 1994, accusé de faire taire toutes les voix dissidentes.

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