Cette médecin afro-américaine, tombée malade du Covid-19 et confrontée à un médecin qui a refusé de la prendre en charge, est morte des suites de la maladie. Son histoire soulève la question de la prise en charge des malades noirs aux Etats-Unis.

Direction d'abord les Etats-Unis, avec cette histoire qui choque beaucoup dans la communauté noire américaine en pleine épidémie. Dans les hôpitaux américains, les malades du Covid-19 sont nombreux, c'est le pays le plus touché au monde par la pandémie. Des morts des suites du Covid, ces drames sont devenus tristement banals. 

Mais celui d'une femme ce mois-ci fait beaucoup parler dans les médias américains en ce moment. Susan Moore, 52 ans, est médecin et noire. Deux semaines avant sa mort, elle publie une vidéo sur Facebook. Elle dit avoir été victime de racisme lors de son hospitalisation à Indianapolis. 

Le médecin blanc, précise-t-elle, qui l'a prise en charge a refusé de lui administrer des médicaments malgré ses souffrances. Susan Moore est donc renvoyée chez elle, mais sa température grimpe et sa pression sanguine chute, elle retourne à l'hôpital, un autre, cette fois. C'est de là qu'elle publie sa vidéo, depuis son lit d'hôpital, sous assistance respiratoire.

Le message résonne tristement plus fort aujourd'hui. L'hôpital d'Indianapolis promet une enquête interne et a présenté ses condoléances à son fils de dix-neuf ans. L'histoire choque dans tout le pays. Dans les médias américains et sur les réseaux, on rappelle que le coronavirus tue de manière disproportionnée les noirs et les minorités.  

On part à Idlib, au nord-ouest de la Syrie, avec l'histoire d'une petite fille assez singulière

Idlib, où une petite de fille de huit ans vient de remporter un concours mondial de calcul mental. Il y avait 6111 participants issus de dix-neuf pays, d'après le média en ligne Middle East Eye - concours en visioconférence bien sûr, et où l'enfant est donc arrivée première.  

Elle s'appelle Sarah Kayyali, longs cheveux châtain clairs. Son père Abd Al Jabbar, ingénieur agricole, est évidemment est très fier. Mais le père de famille a confié aussi son inquiétude sur la faible qualité de l'éducation reçue par les jeunes enfants syriens. 

La province d'Idlib est le dernier bastion tenu par les rebelles djihadistes d'après Damas. Une cible des bombardements du régime, mais où vivent encore plus de 3 millions de personnes d'après l'ONU, dont plus d'un millions de déplacés... et les plus jeunes n'ont connu que la guerre. 

Et enfin, coup de projecteur sur un peintre qui a été longtemps sous les radars du monde de l'art...

Amoako Boafo, ghanéen, 36 ans, est autodidacte. Il peint avec ses doigts, et termine ses portraits avec un fin pinceau. Il y a dix ans à peine, il travaillait pour les pompes funèbres à Accra et vendait en parallèle ses toiles dans des hôtels locaux. Mais grâce à un bienfaiteur, il a pu faire des études d'art au Ghana, puis en Autriche.  

Et l'un de ses tableaux, Baba Diop, vient de se vendre aux enchères chez Christie's à plus d'1 million de dollars! Près de 900 000 euros. Il représente un homme noir, habillé tout en jaune, qui nous regarde.

En fait, la carrière d'Amoako Boafo a décollé l'an dernier quand il est venu exposer ses toiles à Miami. Le directeur artistique de Dior Homme, Kim Jones, est tombé sous le charme de ses peintures. Et devinez quoi ? La prochaine collection printemps-été 2021 s'inspire directement de l'œuvre de l'artiste - promotion faite dans une vidéo, où l'on apprend à mieux connaitre Amoako Boafo.

Aujourd'hui, Amoako Boafo est le deuxième artiste africain le plus coté, derrière son compatriote El Antsui. De l'ombre à la lumière, à petits coups de pinceau !

L'équipe
Thèmes associés