• Ludmila Mikaël et Marc Paquien pour "Et jamais nous ne serons séparés" de Jon Fosse.

Mise ne scène: Marc Paquien, à partir du 10 septembre à Paris au Théâtre de l'Oeuvre.

avec Ludmila Mikaël, Patrick Catalifo, Agathe Dronne

Et jamais nous ne serons séparés
Et jamais nous ne serons séparés © Radio France / Théâtre de l'Oeuvre

Une femme attend un homme qu'elle aime, qui n'est maintenant plus là. Elle cherche une issue à son absence, pour continuer à vivre, malgré tout. Les moments passés de leur existence se mettent à revivre, presque semblables à ce qu'ils ont été. Qu'est-il advenu de lui ? Est-il mort, est-il parti pour un autre amour ? Ce texte est une vibrante partition musicale, un monde silencieux où le sol tremble imperceptiblement, où les vivants et les morts se croisent sans pouvoir se rapprocher. La pièce reste en tout point énigmatique, et il faut accepter de se laisser emporter vers ce rivage inconnu, car découvrir une œuvre c'est aussi aller vers ce que l'on ne sait pas. En pensant aujourd'hui au spectacle qui va naître, je contemple les tableaux de Vilhelm Hammershoi, pleins de silence et de vide, ou ceux d'Edward Hopper où la menace sourd toujours à travers le calme apparent. Jon Fosse nous entraine dans cet entre-deux monde, profondément poétique et au plus près de l'humain. Il lui fallait des interprètes singuliers, et je suis ému aujourd'hui de faire le chemin vers cette écriture aux côtés de Ludmila Mikaël. Sur la scène, avec Patrick Catalifo et Agathe Dronne, elle donnera vie à un personnage bouleversant, une femme qui cherche encore un sens à sa propre existence, pleine d'une histoire d'amour inconsolable…Marc Paquien

  • Bruno Abraham-Kremer pour "La vie est une géniale improvisation" depuis le 5 septembre à Paris au Théâtre des Mathurins.

Avec Bruno Abraham-KremerAdaptation Bruno Abraham Kremer et Corine JurescoD'après Une vie en toutes lettres, correspondance entre Vladimir Jankélévitch et Louis Beauduc. Editions Liana Levi

Le vie est une géniale improvisation
Le vie est une géniale improvisation © Radio France / Théâtre des Mathurins

"On peut, après tout, vivre sans le je-ne-sais-quoi, comme on peut vivre sans philosophie, sans musique, sans joie et sans amour. Mais pas si bien." V. Jankélévitch

Ecouter la correspondance de Janké - comme l’appelaient ses élèves- c’est plonger dans l’intimité d’un grand penseur, traverser à ses côtés tout le 20e siècle, avec ses ombres et ses lumières, en partageant sa belle amitié épistolaire avec Louis Beauduc.

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Ils ont 20 ans en 1923, et sont tous deux élèves à normale sup, lorsque débute cet échange de lettres qui durera 60 ans. Toute une vie en lettres, depuis ses premiers élans philosophiques, jusqu’à la puissance de sa maturité, avec pour ultime preuve de sa liberté d’esprit, le retournement qu’il opère à 77 ans.

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Lui qui plaçait plus haut que tout la culture allemande, mais qui avait rompu avec l’Allemagne après la seconde guerre mondiale, concluant à l’impossibilité du pardon devant les crimes de la Shoah, inaugure une « ère nouvelle » en répondant à la lettre d’un jeune professeur Allemand Wiard Raveling, qu’il invitera chez lui, à Paris.

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« Seul compte l’exemple que le Philosophe donne par sa vie et dans ses actes »

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Oui, Jankélévitch était bien ce grand philosophe, musicien, professeur de Morale, recherchant toute sa vie « l’accord parfait » entre ses idées et ses actes. Plus que jamais, il nous aide à vivre. Il est urgent de continuer à l’écouter.

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  • Juliette Deschamps pour "A queen of heart" au Théâtre de la Bastille du 11 au 15 septembre puis du 21 au 28 jiun 2013.

Avec la chanteuseRosemary Standley et le pianiste Sylvain Griotto __

A queen of heart
A queen of heart © Radio France / Marie Taillefer

Après avoir fait l’ouverture de saison l’année dernière avec MEMORIES FROM THE MISSING ROOM, la chanteuse des Moriarty, Rosemary Standley, revient avec A QUEEN OF HEART, un spectacle en solitaire qui renoue avec la tradition perdue des tours de chant.

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Sous la houlette de Juliette Deschamps, aussi à l’aise dans la mise en scène d’un opéra baroque que dans celle d’un spectacle du chanteur M, A QUEEN OF HEART s’inspire des femmes fortes, perdues ou fatales de l’Amérique des années 30, dans un décor où les rideaux de velours portent encore les traces de poussière ancienne et du faste d’antan. Il y est évidemment question d’amour et de perte, au gré d’un répertoire qui emprunte aussi bien à Kurt Weill qu’à Nina Simone, à Marilyn Monroe qu’à Cole Porter. A QUEEN OF HEART invite ainsi à un cabaret envoûtant et mélancolique, bercé par un piano et la voix de diva de Rosemary Standley.

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A Queen of Heart

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