• Angelica Liddell

pour "You are my destiny" à l'Odéno-Théâtre de l'Europe puis en tournée

Tous les textes d'Angélica LIddell sont publiés aux Solitaires Intempestifs. You Are My Destiny (Lo stupro di Lucrezia) fait partie du recueil Cycle des résurrections (novembre 2014).

En 2009, l’Espagnole Angélica Liddell créait avec sa compagnie Atra Bilis La Maison de la force où six femmes disaient leur douleur, abordaient la violence des relations à l’autre quand cet autre est un homme. Au centre de la pièce, le monologue enragé d’Angélica Liddell évoquait un voyage à Venise, une ville devenue pour elle épicentre de la cruauté intime et collective. Cinq ans plus tard, Liddell retrouve une Venise plus lumineuse, pour y camper son spectacle You Are My Destiny (Lo stupro di Lucrezia) (You Are My Destiny (Le viol de Lucrèce), sorte d’« envers rédempteur de La Maison de la force », selon ses propres mots. Sur scène, ses complices des précédents spectacles – Lola Jiménez et Fabián Augusto Gómez Bohórquez – côtoient des comédiens et des chanteurs rencontrés à Venise. La pièce porte un regard nouveau sur le viol de Lucrèce relaté par Tite-Live ou Shakespeare. Ce qu’elle met en scène, c’est aussi la rébellion de Lucrèce contre ce que l’histoire a voulu faire d’elle : une femme qui se suicide pour défendre sa vertu et sauver son honneur. La pièce n’est ni un pamphlet politique, ni un manifeste féministe. Elle est l’histoire d’un amour qui se prolonge au-delà de la mort. « Ce qui m’intéresse, explique Angélica Liddell, ce n’est pas l’ordre social mais le désordre des sentiments. Comprendre la relation entre le désir et la douleur. »

  • Yves-Noël Genod

"Rester vivant" d'après les poèmes des Fleurs du Mal de Baudelaire*. Un spectacle intégralement dans le noir!

du 16 au 31 décembre à Paris au Théâtre du Rond Point

"Yves-Noël Genod vise l’acte poétique absolu.Il est le fils de Dante et de Pasolini. Le rire solaire en plus. Un ange remonté des limbes, créature céleste à la séduction démoniaque, il va plonger le théâtre dans le noir, et le public dans une écoute totale. Son projet : transformer l’espace de représentation en boîte intime. Son théâtre, cage d’exhibitions à émotions, devient un espace à délires et à dérives. Il brûle les codes, il casse les règles. Yves-Noël Genod a fréquenté les maîtres Antoine Vitez, Claude Régy ou François Tanguy. Il s’est affranchi des influences pour mettre le feu à tout « l’establishment culturel ». À son actif, près de quarante titres, dont En attendant Genod ; Pour en finir avec Claude Régy ; Jésus revient en Bretagne. Au Rond-Point en 2012, il créait Je m’occupe de vous personnellement. Moments uniques, rares. Instants de grâce, d’insolence, d’inventions, de bouleversements. Il s’empare ici des Fleurs du mal de Baudelaire, recueil de cent poèmes publiés en 1857, aussitôt condamnés, interdits, mauvaises herbes devenues monuments de la culture, dont les mots suintent le désir et le sexe, la mélancolie et la mort. Tout a été dit de ces splendeurs venimeuses, jamais elles n’ont été entendues ainsi. Baudelaire et Genod se rencontrent dans le noir. Acteur et poète, il avance, recule, s’éloigne, traverse le plateau plongé dans l’obscurité totale. Voix proche ou lointaine, le souffle est là, presque tactile. Des étoiles naissent de ces collisions entre les mondes du poète maudit et l’univers d’un exégète de l’audace. Puis les poèmes laissent place au commentaire, le comédien extrapole, discourt, partage. Rester vivant offre le risque d’une expérience inédite. Entendre des voix dans le noir, éprouver par vibrations les paroles des poètes, des princes maudits de la littérature. Genod ambitionne de provoquer le geste artistique essentiel, où chacun vient se sentir en vie, fêter d’être au monde, et rester vivant, infiniment." Pierre Notte

  • Stéphanie Cléau et Mathieu Amalric pour le spectacle "Le moral des ménages", à Paris au Théâtre de la Bastille jusqu'au 20 décembre.

d'après le roman d'Eric Reinhardtadaptation et mise en scèné: Stéphanie CléauAvec: MAthieu Amalric et Anne-Laure Tondu

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__ Avec LE MORAL DES MÉNAGES, une adaptation théâtrale du roman éponyme d’Éric Reinhardt, la metteure en scène Stéphanie Cléau signe une pièce marquée du double sceau de la cruauté et de la jubilation. Cruauté du personnage central, Manuel Carsen, de ses propos, ses affects ; cruauté de l’existence aussi, de ce réel implacable qui humilie les pères et marque à jamais les enfants ; cruauté enfin du temps qui passe, des rêves brisés, des devenirs inaboutis. Une pièce, un texte cruel donc, mais porté par une langue jubilatoire, aussi vive que cinglante. Sur le plateau, deux acteurs exceptionnels, Mathieu Amalric dans le rôle de Manuel Carsen, et Anne-Laure Tondu dans celui, pluriel, des figures féminines qui l’entourent. Un duo qui nous plonge avec bonheur au cœur des désirs et des frustrations d’un fils qui ne veut pas ressembler à son père.

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Théâtre de l'Odéon

Le Théâtre de la Bastille

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