Ce soir, dans Studio Théâtre :

Gérard Mortier
Gérard Mortier © MaxPPP / J.J GUILLEN/EPA/MAXPPP
  • Hommage à Gérard Mortier , décédé dimanche 9 mars

Rediffusion d'un entretien avec Gérard Mortier au Teatro Real de Madrid ("Studio Théâtre" du 22 juin 2012)

et au téléphone: le metteur en scène Krysztof Warlikowski , un des metteurs en scène avec qui Gérard Mortier a entretenu un long compagnonnage, tant à l'Opéra de Paris quand il le dirigeait qu'au Teatro Real de Madrid.

Jusqu'à demain soir, 15 mars, "Alceste" de Gluck mis en scène par Krysztof Warlikowski, est présenté au Teatro Real.

  • Eric Lacascade pour "Oncle Vania" de Tchekhov jusqu'au 22 mars au Théâtre de la Ville.

La difficulté d’accepter son attachement aux choses, aux êtres. De s’accepter soi-même. Ainsi chez Tchekhov va la famille, ainsi va le monde.

Le monde de Tchekhov passionne Éric Lacascade. Régulièrement il revient vers ses bourgeois des villes mal à l’aise dans leur propriété de campagne, héritage dont ils ne peuvent se passer, sinon lorsque, ruinés, ils doivent vendre – voir La Cerisaie – et c’est alors comme une mort. Ici, Vania aime et garde sa forêt. Mais, comme tout personnage de Tchekhov, il vit à côté de ses désirs. Il ment et se ment, consciemment, avec une inébranlable sincérité. Avant tout il se voudrait capable d’être aimé, de donner du bonheur. L’exigence de ces êtres, leur lucidité, leurs élans, leurs regrets, voilà ce qui entraîne Lacascade vers eux, toujours en lutte avec eux-mêmes, dépendants d’un groupe plus ou moins familial, uni au point d’en devenir étouffant. Portrait d’une humanité dont il tient à montrer les rêves et la fragilité. Et la dureté, en reliant Oncle Vania à sa première version, plus rude, L’Homme des bois, écrite près de dix ans auparavant, en 1889.Colette Godard

Avec, au début du spectacle, un morceau qu'on entend dans l'émission! "Bye bye love" des Everly Brothers.

  • François Orsoni pour "Jeunesse sans dieu" de Odon Von Horvath jusqu'au 30 mars au Théâtre de la Bastille.

Avec Brice Borg, Bert Haelvoet, Thomas Landbo, Estelle Meyer, Bernard Nissille, Florian Pautasso, Camille Rutherford, Jordan Tucker

théâtre « Tous les nègres sont fourbes, lâches et fainéants » écrit un élève dans sa copie. Face à ce signal d’alarme d’une jeunesse fasciste montante, un professeur est divisé entre ses convictions humanistes et le danger de ne pas se conformer. Le Théâtre devient alors le champ de bataille de ses pensées ou s’affrontent culpabilité, foi et liberté. Que reste-t-il pour se sentir vivant ? La pulsion : un meurtre, un désir violent… Dans ce monde en perte d’illusions, un élève, une conscience, une génération entière seront jugés. Après JEAN LA CHANCE puis BAAL de Bertolt Brecht, François Orsoni revient au Théâtre de la Bastille avec une adaptation théâtrale aussi grinçante que réjouissante. Écrit en 1937, JEUNESSE SANS DIEU est le dernier roman d’Ödön von Horváth. Il est l’auteur de nombreuses pièces de théâtre à succès, dont CASIMIR ET CAROLINE, montées à Berlin dans les années 30. En 1933, tandis que les nazis brûlent les livres, Horváth est peu à peu qualifié « d’auteur dégénéré ».E.K.

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Le Théâtre de la Ville

Le Théâtre de la Bastille

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